Questionné à savoir pourquoi il n'a pas déclaré la région «zone sinistrée», M. Couillard a indiqué qu'il ne fallait pas «s'attarder sur les mots», que le plus important, «c'était d'intervenir rapidement sur le terrain».

Affaire Bolduc: Couillard évoque des balises pour le travail à temps partiel

Le premier ministre Philippe Couillard croit que les députés doivent réfléchir à la possibilité d'adopter des balises qui encadreraient le travail à temps partiel en dehors de leurs fonctions officielles.
M. Couillard a dressé ce constat, dimanche, à la lumière de la controverse soulevée par la situation du ministre de l'Éducation Yves Bolduc, qui a exercé la médecine alors qu'il était député de l'opposition.
À la veille de l'ouverture d'une conférence à laquelle il participe au New Hampshire, M. Couillard a suggéré que le bureau de l'Assemblée nationale se saisisse du sujet.
Selon le premier ministre, qui accomplit en fin de semaine son premier déplacement international, cette réflexion doit s'inscrire dans une révision globale des conditions de travail des députés, amorcées notamment à propos des indemnités de départ qui sont consenties actuellement.
M. Couillard a estimé qu'il est difficile de préciser à quel moment un député néglige ses fonctions au profit d'un autre engagement professionnel.
La semaine dernière, M. Bolduc, au centre d'une controverse en raison d'une prime qu'il a reçue pour suivre des patients qu'il a abandonnés après les élections, a expliqué qu'il consacrait en moyenne une vingtaine d'heures par semaine à sa pratique médicale quand il était dans l'opposition.
« Est-ce que ç'a besoin d'être mieux défini, balisé? Probablement, a dit M. Couillard. Mais dans une situation qui est extérieure aux députés eux-mêmes, avec le rapport indépendant dont on dispose, par exemple, et éviter de faire des corrections à la pièce pour des problèmes qui sont plus larges. »