Politique

L’Ontario vendra d’abord le cannabis récréatif uniquement en ligne

TORONTO — Le gouvernement de l’Ontario affirme qu’il vendra du cannabis récréatif par l’entremise d’un réseau de vente au détail en ligne lorsque la substance sera légalisée cet automne. La vente dans des magasins de détail privés devrait commencer au début de l’année prochaine.

Les ventes en ligne seront gérées par une agence gouvernementale appelée Société ontarienne du cannabis. Selon la province, un modèle de vente au détail privé «strictement réglementé» sera en place d’ici le 1er avril 2019.

Politique

Des débats sur la gestion de l'offre et l'avortement au congrès conservateur

OTTAWA — L'élimination de la gestion de l'offre et la réglementation de l'avortement font partie de la soixantaine de résolutions qui seront à l'ordre du jour du congrès biennal du Parti conservateur du Canada prévu à Halifax plus tard ce mois-ci.

Ce congrès - le premier depuis que Andrew Scheer a été élu chef - préparera le terrain pour la campagne électorale de 2019.

Politique

Migrants: l’Ontario réitère ses exigences; le Québec attend toujours le triage

Ottawa rajuste sa stratégie pour gérer l’épineux dossier des migrants dans un nouvel effort pour calmer l’Ontario.

Lundi, le Groupe de travail intergouvernemental spécial sur la migration irrégulière a tenu une réunion par téléphone, la dernière à laquelle auront pris part les ministres fédéraux de l’Immigration et de la Sécurité publique, et qui aura été présidée par le ministre Marc Garneau.

Dominic LeBlanc, nommé ministre des Affaires intergouvernementales au remaniement du mois dernier, prend la relève à la tête du groupe de travail. Le nouveau ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, remplace ses collègues Ahmed Hussen et Ralph Goodale.

Lundi après-midi, à l’issue de la réunion téléphonique qui réunissait ministres fédéraux, provinciaux et le maire de la ville de Toronto, la ministre ontarienne Lisa MacLeod s’est félicitée de ne plus avoir le ministre Hussen comme interlocuteur. Elle a dit espérer rencontrer les ministres LeBlanc et Blair aussi tôt que mardi. Mais lors d’une conférence de presse donnée à Ottawa, elle ne s’est pas montrée conciliante.

«Le gouvernement fédéral a l’obligation de payer pour l’échec de ses politiques», a-t-elle lancé après avoir offert les détails de la facture de 200 millions $ qu’elle tend à Ottawa.

Elle calcule que l’hébergement temporaire coûte à la Ville de Toronto 74 millions $, alors que le gouvernement fédéral lui a versé seulement 11 millions $. Elle estime également que la Ville d’Ottawa débourse 12 millions $ en logement pour cette population migrante et que son gouvernement verse 90 millions $ en aide sociale et 20 millions $ en services scolaires.

Quelques minutes plus tard, dans un point de presse à Toronto, le ministre Blair s’est dit prêt à tenir «ces importantes conversations» au sujet des dépenses ontariennes.

Le ministre fédéral a cependant rappelé la demande fédérale - rejetée par l’Ontario - d’une participation de la province au système de triage promis depuis avril et qui ne s’est pas encore matérialisé.

«La province (de l’Ontario) a un rôle significatif à jouer dans ceci», a-t-il insisté.

«Nous ne participerons pas à ça. C’est une question pour le gouvernement fédéral», venait de répéter la ministre MacLeod.

Pour sa part, le Québec, dans une déclaration du porte-parole du ministre David Heurtel, a rappelé qu’il attend toujours le système de triage promis. Ce système doit permettre de diriger rapidement les migrants qui arrivent, presque tous, par le chemin Roxham au Québec, mais dont un grand nombre veut s’établir en Ontario. Mais il a surtout insisté sur l’importance de réduire le délai d’examen des dossiers.

«Pour le gouvernement du Québec, le délai de traitement des demandes d’asile est un enjeu majeur», a écrit dans un courriel Maxim Labrecque, attaché de presse du ministre québécois.

M. Labrecque a également rappelé que le Québec a établi sa capacité d’accueil à 1850 places dans quatre centres d’hébergement temporaires. Et cette capacité est «déjà atteinte», a-t-il souligné.

Politique

Bernier dénonce le «multiculturalisme extrême» de Trudeau

OTTAWA — Le député conservateur Maxime Bernier qualifie de «multiculturalisme extrême» le message souvent répété par le premier ministre Justin Trudeau sur les vertus de la diversité au Canada.

Dans une série de gazouillis publiés en anglais et en français dimanche, M. Bernier soutient que «Trudeau continue de promouvoir son slogan “la diversité est notre force”».

«Oui, le Canada est un pays immense et divers. Cette diversité nous définit et doit être célébrée. Mais où trace-t-on la ligne?» demande M. Bernier. «Le multiculturalisme extrême et le culte de la diversité de Trudeau vont nous diviser en petites tribus qui ont de moins en moins en commun, à part leur dépendance envers le gouvernement [...] des clientèles politiques qu’on achète avec de l’$ des contribuables et des privilèges.»

Le député de Beauce estime que «la balkanisation culturelle amène la méfiance, les conflits sociaux et potentiellement la violence, comme on le voit partout». M. Bernier croit qu’«accueillir des gens qui rejettent les valeurs fondamentales de l’Occident que sont la liberté, l’égalité, la tolérance et l’ouverture ne nous rend pas plus forts» au Canada. Selon lui, «il est temps de renverser cette tendance avant que la situation n’empire», car «plus de diversité ne nous rendra pas plus forts, cela détruira notre pays».

«Des minorités ethniques, religieuses, linguistiques ont été réprimées dans le passé, écrit-il. Nous avons fait beaucoup de chemin pour redresser ces injustices et donner des droits égaux à tous. Le Canada est aujourd’hui l’un des pays où l’on peut le plus librement exprimer son identité.

«Mais pourquoi promouvoir toujours plus de diversité? Si tout et n’importe quoi est canadien, que signifie être Canadien?» demande M. Bernier. «Pourquoi ne pas mettre l’accent sur nos traditions culturelles, ce que nous avons en commun qui nous différencie des autres cultures et sociétés?»

Depuis la campagne électorale de 2015, M. Trudeau s’est fait le chantre de la diversité comme l’un des éléments clés de ce qui fait la force du Canada, et il a martelé ce message dans plusieurs de ses discours et déclarations.

M. Bernier a publié deux autres gazouillis lundi matin dans lesquels il précise qu’il n’est pas contre la diversité, qui définit l’identité de ce pays, mais plutôt contre la quête incessante de plus de diversité, encore et toujours. Il conclut que «ce qui est diversifié à l’infini n’a plus d’identité propre et cesse d’exister».

Le député libertarien, qui a été défait de peu dans la course à la direction du Parti conservateur l’an dernier, a critiqué non seulement le gouvernement Trudeau, mais aussi la position de son propre parti sur la gestion de l’offre dans le secteur agricole. Il a été démis de ses fonctions de porte-parole de l’opposition en juin.

Vives réactions

Ces commentaires ont suscité de vives réactions, notamment chez le député libéral Marc Miller, qui a demandé au chef conservateur Andrew Scheer de préciser si le parti appuyait les opinions de M. Bernier.

Le porte-parole de M. Scheer, Brock Harrison, a publié lundi une déclaration dans laquelle il exprime son soutien à l’idée de diversité, sans mentionner spécifiquement M. Bernier ou ses commentaires. «Le Canada a été bâti par des gens du monde entier venus ici pour jouir de la liberté, de la prospérité et de l’égalité que notre pays peut offrir», a déclaré M. Harrison.

«Les conservateurs continueront à reconnaître et à célébrer les contributions apportées au Canada par des gens d’horizons divers qui ont enrichi notre histoire et notre société.» M. Harrison a précisé que M. Scheer n’aurait aucun autre commentaire à formuler à ce sujet.

La députée conservatrice Michelle Rempel, qui a des opinions tranchées sur l’immigration, critique elle aussi les commentaires de son collègue Bernier. Dans une quinzaine de gazouillis, dimanche soir, elle critique d’un côté M. Trudeau pour la politique d’immigration de son gouvernement, et de l’autre «ceux qui prétendent que le Canada se transforme en un État de ghettos».

«D’un point de vue politique, il est tout aussi facile de proclamer que “la diversité est notre force” que de conclure à l’échec du pluralisme au Canada, si aucune de ces thèses n’est étayée par des données ou des politiques publiques», écrit la députée de Calgary, qui évoque sa grand-mère slovaque venue s’installer au Canada.

«Je suis tellement fatiguée de voir les arguments de chacun des camps être dilués par des considérations de rectitude politique, puériles ou sans aucun fondement, à seules fins d’opportunisme politique. Ceux qui tombent là-dedans sont tous des lâches», soutient Mme Rempel, qui milite pour une «immigration humanitaire ordonnée», afin que les nouveaux arrivants «puissent s’intégrer au tissu social canadien».

Politique

Sur le radar cette semaine

Que nous réserve l’actualité cette semaine? L’équipe de Sur le radar se penche sur la question.

Table ronde des chefs

À moins d’une semaine du déclenchement officiel de la campagne électorale, les quatre chefs des principaux partis, Philippe Couillard, François Legault, Jean-François Lisée et Manon Massé participeront vendredi soir à une table ronde Dialogue jeunesse des chefs, organisée par l’Institut du Nouveau Monde et Le Devoir.

Gilbert Rozon

L’audition de la requête pour permission d’appeler de Gilbert Rozon se déroulera mercredi. L’ancien grand patron de Juste pour Rire veut en appeler du jugement autorisant l’action collective des Courageuses, mais il doit demander d’abord la permission. 

Recherches

La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, et le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, prennent part à une annonce concernant la recherche à l’établissement d’études supérieures montréalais. 

Couillard au Vermont

Le premier ministre Philippe Couillard prendra part lundi à la dernière journée de la Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, à Stowe, au Vermont.

Bloc québécois

Le Bloc québécois se réunira samedi en conseil général afin de discuter de l’avenir du parti à la suite du départ forcé de son ancienne chef Martine Ouellet, délogée de son poste par les militants.

Duke contre McGill

Dans le cadre de sa tournée au Canada, l’équipe de basketball de l’Université Duke, en Caroline du Nord, 4e au classement d’USA Today à la fin du dernier calendrier, affrontera dimanche l’Université McGill, à la Place Bell à Laval. C’est une occasion pour voir à l’œuvre l’un des plus beaux espoirs du basket canadien, R. J. Barrett.

Politique

Fredericton tente de panser ses plaies

FREDERICTON — Deux jours après que quatre personnes ont été tuées dans un quartier paisible du Nouveau-Brunswick, le défilé de la Fierté de Fredericton a eu lieu dimanche, le maire de la ville déclarant qu’il y avait «moyen de célébrer» même au coeur de cette période de deuil.

Le premier ministre Justin Trudeau a assisté à un événement lié à la Fierté et a rencontré des policiers et leurs familles en présentant ses condoléances à la communauté.

S’exprimant lors d’une conférence de presse samedi, le maire Mike O’Brien a affirmé que le défilé était une façon pour les résidants de Fredericton de commencer à guérir à la suite des tirs qui ont tué Bobbie Lee Wright, Donnie Robichaud et les policiers Robb Costello et Sara Burns dans un complexe d’appartements du côté nord.

«Nous traverserons la ville pour célébrer la diversité, la culture et la fierté», a déclaré M. O’Brien.

«C’est un moyen pour notre communauté de commencer à reconstruire notre foi dans la communauté et à célébrer», a-t-il ajouté. Décrivant les victimes comme des «maris, épouses, fils, filles, frères, soeurs, oncles, tantes, amis», le maire a déclaré qu’il savait que la communauté allait «guérir ensemble».

Funérailles et hommages

Des funérailles régimentaires sont prévues pour célébrer la vie des deux policiers tombés, Sara Burns et Robb Costello, et leur rendre hommage, a indiqué par communiqué l’agente d’information Alycia Bartlett, dimanche après-midi. Les détails seront divulgués bientôt.

La porte-parole a aussi mentionné qu’un livre de condoléances sera mis à la disposition du public à partir de lundi à l’hôtel de ville de Fredericton.

Il y a eu un grand nombre de gestes de solidarité dans la petite ville. Les résidants se sont arrêtés au quartier général de la force de police de Fredericton pour y déposer des fleurs, des notes et des oursons en peluche pour les agents décédés.

«Nous vous sommes reconnaissants de l’appui que vous nous avez démontré en laissant des fleurs et des cartes devant le poste de police. En tant que Frederictoniennes et Frederictoniens, nous souffrons de la mort de quatre des nôtres, mais nous sommes également touchés par le soutien manifesté envers nos policiers tombés en service, les deux autres personnes tuées et leurs familles et amis», a affirmé la chef de police de Fredericton, Leanne Fitch.

Après avoir rencontré en privé des policiers le matin, M. Trudeau devait déposer des fleurs à l’extérieur de leur quartier général dans l’après-midi et, en début de soirée, assister à un «événement social de la Fierté de Fredericton» dans un pub local.

Le maire O’Brien a affirmé que la Ville allait tendre la main aux habitants du quartier de Brookside Drive, où la violence mortelle s’est produite.

«Ils ont été traumatisés tout comme le reste de la ville», a-t-il déclaré. «La police et la Ville les contacteront dans un avenir proche avec des informations sur la manière dont nous pouvons nous rassembler en tant que communauté.»

Une équipe de bénévoles de la Croix-Rouge canadienne a aidé à organiser un hébergement d’urgence pour 46 personnes déplacées par l’enquête. Au moins huit autres personnes séjournent en famille ou entre amis.

Dans un billet sur Facebook, Fierté Fredericton a présenté ses condoléances aux familles des victimes, affirmant que le défilé commencerait par une minute de silence.

«Au fur et à mesure que nous marcherons, nous le ferons en remerciant notre chef de police, Leanne Fitch, les premiers intervenants et tous les officiers qui risquent leur vie quotidiennement pour nous protéger», a précisé le message.

Matthew Vincent Raymond, 48 ans, a été accusé de quatre chefs de meurtre au premier degré et devrait comparaître devant le tribunal le 27 août.

La police n’a pas précisé si le suspect et les victimes se connaissaient et n’a pas fait d’hypothèse sur le motif du tireur.

Politique

Une tournée d’une semaine au Québec pour Jagmeet Singh

Le chef du Nouveau Parti démocratique Jagmeet Singh entamait dimanche une tournée d’une semaine au Québec.

M. Singh entend discuter des enjeux reliés à la protection des cours d’eau et à la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables.

Selon le chef néo-démocrate, le Québec est un leader en matière de protection de l’environnement et le prouve en développant de plus en plus le secteur des énergies renouvelables.

Jagmeet Singh estime que le Canada devrait investir dans une transition énergétique «juste», ajoutant que «chaque dollar investi dans les énergies renouvelables crée de six à huit fois plus d’emplois que dans les énergies fossiles».

Le chef du NPD dénonce du même coup l’achat par le gouvernement Trudeau du pipeline Kinder Morgan avec 4,5 milliards $ d’argent public. M. Singh visitera tour à tour les circonscriptions des députés Ruth Ellen Brosseau, Brigitte Sansoucy, François Choquette, Matthew Dubé et Anne Minh-Thu Quach. 

Il terminera la semaine à Montréal. Dans chacune des circonscriptions, il se rendra dans une entreprise phare dans le domaine des énergies propres.

Politique

Construction: Québec lance un projet pilote contre les retards de paiement

MONTRÉAL — Québec s’attaque enfin au dossier des retards de paiement dans l’industrie de la construction, au grand soulagement de l’industrie.

Le ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics, Robert Poëti, a annoncé vendredi, au cours d’une conférence de presse à Montréal, qu’un projet pilote était lancé à ce sujet.

Le projet pilote prévoit d’abord un calendrier de paiement obligatoire. Ainsi, un organisme public aura l’obligation de respecter un délai de paiement de 30 jours pour payer un entrepreneur général. Ensuite, l’entrepreneur général aura cinq jours pour payer un sous-traitant, puis celui-ci aura cinq jours pour payer un autre sous-traitant, a expliqué le ministre Poëti.

De même, un système de règlement des différends est instauré, lorsqu’il devient impossible de s’entendre à l’amiable. Une des parties pourra alors s’adresser à un expert membre de l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec (IMAQ).

«Dans ce projet-là, ce qu’il y a de vraiment intéressant et de vraiment innovant, c’est l’IMAQ — un intervenant expert, qui va trancher immédiatement sur un montant à devoir payer, soit par l’entrepreneur ou le sous-traitant. Et, dans le cas où ils ne s’entendraient pas, de toute façon il y aurait toujours le recours juridique après», a expliqué le ministre Poëti.

La décision de l’expert de l’Institut de médiation et d’arbitrage sera exécutoire, et non pas une simple recommandation.

Me Pierre Grenier, président de l’IMAQ, a précisé que son institut comptait 471 membres, issus de 21 ordres professionnels. Ceux-ci sont des tiers impartiaux, qui agissent comme médiateur ou arbitre.

Deux phases

Au départ, le projet pilote ne touchera que la Société québécoise des infrastructures et le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports. Dans une deuxième phase, des établissements du réseau de la santé et de l’éducation viendront s’y greffer.

Le ministre a indiqué qu’une période de trois ans est prévue pour le projet pilote. Mais si les choses vont bien, le système pourrait être implanté plus rapidement.

Pas qu’au Québec

Le problème des retards de paiement dans l’industrie de la construction n’est pas limité au Québec. Le gouvernement fédéral se penche déjà sur cette question et d’autres provinces également. Le ministre Poëti rapporte toutefois que le Québec est le premier à expérimenter un tel système.

Les retards de paiement dans la construction ne sont donc pas dus à une méfiance accrue, engendrée par les révélations de la Commission Charbonneau, contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Le ministre Poëti explique: «la problématique reliée aux retards de paiement est peut-être provoquée par un délai administratif, dans certains contrats où il y a des avenants - l’avenant retardant le paiement. Dans d’autres cas, il y avait insatisfaction ou mésentente entre le gouvernement et des contracteurs ou entre des contracteurs et des sous-traitants, au niveau de la qualité des travaux ou d’une problématique».

Entreprises soulagées

Ces retards de paiement causent des maux de tête aux entreprises, pouvant aller jusqu’à mettre en danger la survie de certaines d’entre elles, a déploré de son côté Steve Boulanger, porte-parole de la Coaliton contre les retards de paiement dans l’industrie de la construction.

«C’est un premier pas concret et significatif en vue de régler définitivement la problématique des retards de paiement, qui est décriée depuis plusieurs années, et qui a des conséquences négatives, non seulement pour les entrepreneurs, mais pour toute l’industrie, l’économie du Québec et les contribuables payeurs que nous somme tous», a lancé M. Boulanger.

Il a cité les données d’une «étude d’impact», préparée en 2015, selon laquelle «les délais de paiement dans la construction sont de 80 jours en moyenne, et la tendance est à la hausse depuis plusieurs années».

Politique

Un dernier hommage à Paul Gérin-Lajoie

MONTRÉAL — Les funérailles nationales du pilier de la Révolution tranquille, Paul Gérin-Lajoie, ont connu leur point culminant, jeudi, avec la touchante interprétation de la chanson « Apprendre », par le grand Yves Duteil, qui était venu de la France pour l’occasion.

« Apprendre » décrit l’importance de lire, écrire, compter, comprendre, mémoriser - le message qui résume le mieux la mission que s’était donnée l’ex-ministre Paul Gérin-Lajoie.

Politique

Aile jeunesse du PLQ: l’art «doit s’ouvrir aux Autochtones et aux minorités»

Dans la controverse récente entourant l’annulation des spectacles «SLAV» et «Kanata», les jeunes libéraux penchent résolument du côté des manifestants.

L’aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ) réclame du gouvernement toute une série de mesures destinées à faire une plus grande place à l’avenir aux Autochtones et aux minorités ethniques, de même qu’à leurs revendications, dans les productions culturelles subventionnées par l’État.

Les organismes de soutien financier des productions artistiques, comme la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) et le Conseil des arts et lettres du Québec (CALQ), seraient donc incités à inclure des membres des minorités ethniques et des Autochtones «dans le processus créatif des productions artistiques qui concernent leurs traditions culturelles et historiques».

Les projets déposés qui réserveraient une place aux minorités auraient ainsi plus de chance de recevoir du financement gouvernemental ou de recevoir un soutien financier plus substantiel.

Cette question fera partie des enjeux débattus par quelques centaines de jeunes libéraux samedi en congrès annuel à Montréal, en présence du premier ministre Philippe Couillard et de la députation libérale, réunie en caucus préélectoral en marge de l’événement.

Les jeunes libéraux disent vouloir sensibiliser la population «aux subtilités du concept d’appropriation culturelle».

En conférence de presse mercredi, le président de l’aile jeunesse du PLQ, Stéphane Stril, a soutenu qu’il ne voyait aucunement dans les revendications des jeunes libéraux une atteinte à la liberté d’expression des créateurs et des artistes.

«La liberté est absolument primordiale dans cette question-là. Il ne faut pas du tout que l’une des deux questions vienne brimer l’autre», a-t-il fait valoir pour justifier sa position.

«Tendre l’oreille»

Mais il nuance aussitôt sa déclaration pour estimer que «ces groupes-là doivent être écoutés, on doit leur tendre l’oreille, leur tendre la main», surtout si les œuvres en cause «les touchent directement», selon M. Stril.

En juillet, deux spectacles reliés au metteur en scène Robert Lepage, SLAV (un hommage aux chants d’esclaves) et Kanata (une relecture des relations entre le Canada et les Premières Nations produite par le Théâtre du Soleil, à Paris), ont été annulés, à la suite de protestations de certains membres de la communauté noire, dans le premier cas, et d’Autochtones, dans le second.

«Il faut encourager le dialogue» entre créateurs et minorités, et faire en sorte que la diversité démographique du Québec paraisse à l’écran et sur la scène, a fait valoir le président des jeunes libéraux.