La propriété portant les adresses 68 à 76 de la rue de la Pointe-aux-Lièvres vaut 1,165 million $ selon la fiche produite par la Ville. Celle-ci dépensera donc plus de deux fois cette valeur pour mettre la main sur le lot convoité.

Pointe-aux-Lièvres : emplettes dispendieuses pour la Ville

La Ville de Québec poursuit ses achats d’immeubles industriels de la Pointe-aux-Lièvres afin de les démolir, décontaminer leur terrain et laisser place à un écoquartier. La mairie vient d’autoriser l’achat de la bâtisse de Freins Alco pour 2,5 millions $ plus taxes, un prix largement supérieur à l’évaluation municipale.

La propriété portant les adresses 68 à 76 de la rue de la Pointe-aux-Lièvres vaut 1,165 million $ selon la fiche produite par la Ville. Celle-ci dépensera donc plus de deux fois cette valeur pour mettre la main sur le lot convoité.

«Une entente d’acquisition est intervenue entre les parties, sans garantie légale de qualité, pour la somme de 2 500 000 $, plus les taxes applicables», nous apprend le résumé d’une décision du comité exécutif publié jeudi. «Le bâtiment dessus construit et ses dépendances feront ultérieurement l’objet d’une démolition.»

Autre achat

En janvier, la Ville de Québec avait décaissé 1 750 000 $ pour un autre immeuble, le 54 de la rue Pointe-aux-Lièvres, évalué à 500 000 $; lui aussi sera détruit et son terrain devra être décontaminé aux frais de la municipalité. 

Ces lots dispendieux font partie de la phase III de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Et il faudra encore acquérir au moins une autre propriété avant que les ouvriers s’attaquent à ce secteur.

Pour l’heure, les autorités se concentrent sur la phase II du projet immobilier. La Ville a récemment mis en vente deux terrains décontaminés. Ceux-ci sont situés le long de l’autoroute Laurentienne, en bordure de la rivière Saint-Charles. La mairie demandera aux promoteurs de soumettre des projets résidentiels «novateurs». Les immeubles devront compter entre 4 et 6 étages et abriter de 50 à 95 unités.

«De 2016 à aujourd’hui, les travaux de décontamination exécutés s’élèvent à un coût global arrondi de 7,5 millions $», nous indiquait récemment Audrey Perreault, conseillère en communication. Elle ajoutait cependant que le gouvernement supérieur a payé un peu plus de la moitié de la facture «ce qui correspond à un coût pour la Ville de 3,5 millions $».