Point de presse de Christian Dubé : deux études importantes sous la loupe [VIDÉO]

Céline Fabriès
Céline Fabriès
Le Soleil
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, fait le point sur la situation au Québec. Il est accompagné du directeur national de santé publique du Québec, Dr Horacio Arruda.

Le ministre Dubé et le Dr Arruda commentent les informations de l'INESSS et de l'INSPQ

Au sujet de l'étude l'INESSS :

- On suit notre plan de match, on est là où on voulait être au milieu de mois, mais il reste du travail, dit M. Dubé.

- Les Québécois ont réussi à changer la tendance de la semaine dernière.

- La capacité hospitalière s'est stabilisée, mais elle est encore fragile

- Il ne faut pas changer notre comportement, il faut continuer jusqu'à la fin octobre, insiste M. Dubé.

Sur les scénarios présentés par l'INSPQ :

- Si on n'avait pas mis en place les mesures, l'impact sur l'hospitalisation et sur les décès aurait dépassé celui de la première vague, selon M. Dubé.

- Si les personnes doutaient que les sacrifices en vaillent la peine, les études montrent que les efforts ont un impact sur la situation actuelle. 

- On n'est pas sorti du bois, mais c'est gérable, commente M. Dubé.

- Une réduction supplémentaire des contacts de 25 % pourrait stabiliser la situation et même permettrait d'être dans une station presque idéale. Avant la COVID, les Québécois avaient 7 à 8 contacts par jour. Pendant le confinement, on avait trois contacts par personne et avec le déconfinement, on est revenu entre 5 et 6. D'éliminer un contact important sur 5, ça ferait une grosse différence. Rencontrer quelqu'un plus de 15 minutes, sans masque, ce sont les contacts les plus dangereux. Si les gens l'éliminent, ça va faire une grosse différence. 

- Ce n'est pas parfait, j'aimerais ça que ça soit un peu plus bas, dit M. Dubé

- Je suis certain qu'on va réussir à casser la vague. «Je suis dans un scénario constructif», dit M. Dubé.

- Avec les graphiques, on voit le pouvoir de la réduction des contacts. Dès qu'on se retrouve dans un contexte personnel, on respecte moins le deux mètres. Si on diminue le nombre de contacts, ça va faire une différence. Même moi, ça m'aide de me dire, c'est ça qu'il faut faire, en voyant les graphiques, affirme le Dr Arruda. 

- D'ici le 28 octobre, le gouvernement va décider s'il peut enlever certaines mesures, mais ça va dépendre si la tendance maintient son cap. «On ne reviendra pas à la normalité du mois d'août, mais on souhaite avoir une marge de manoeuvre», indique M. Dubé.

- Christian Dubé n'entend pas interdire la présence sur le lieu de travail, tout en encourageant le télétravail. «Il faut un équilibre».

- Le Dr Arruda ne souhaite pas retourner en confinement. En ce qui concerne la présence au travail, il ne faut pas relâcher certaines mesures comme se laver les mains en arrivant.