Une brèche dans le réseau ferroviaire du nord du Nouveau-Brunswick pourrait avoir des conséquences importantes en Gaspésie.

Poëti se prononcera sur le train en Gaspésie

Le ministre québécois des Transports, Robert Poéti, s'engage à se prononcer dans les plus brefs délais sur la proposition d'achat d'une partie de l'emprise ferroviaire déposée le 22 janvier par un groupe de gens d'affaires de la Baie-des-Chaleurs ayant à sa tête Gilles Babin.
Le groupe de M. Babin veut acquérir dans un premier temps l'axe Matapédia-Caplan, représentant environ 130 des 320 kilomètres de rail séparant Matapédia de Gaspé. Sa proposition réglerait notamment les 3,6 millions $ de créances de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), une entité composée par les MRC du sud de la péninsule.
La SCFG est sous la protection des tribunaux depuis le 21 novembre, et elle doit revenir mercredi pour faire part à la Cour supérieure de l'état d'avancement des efforts visant à assurer l'avenir du rail en Gaspésie. La proposition du groupe de Gilles Babin est appuyée par la SCFG. 
«On n'a pas fermé la porte à la dernière chance. C'est qu'on a donné l'occasion à des gens du milieu local de faire une proposition et on vient de la recevoir; donc on va l'analyser et on va revenir très rapidement», a indiqué le ministre Poéti hier.
Pour la première fois depuis 2005, le gouvernement du Québec n'a pas débloqué de fonds importants à la SCFG en 2014. Il a fourni récemment une aide de 100 000 $ pour permettre au transporteur de poursuivre ses activités de transport de fret. 
Avec Annie Morin