George Brossard est mort le 26 juin à l’âge de 79 ans.
George Brossard est mort le 26 juin à l’âge de 79 ans.

Plusieurs personnalités d’ici et d’ailleurs nous ont quittés en 2019

MONTRÉAL — Voici quelques personnalités qui nous ont quittés au cours de l’année 2019.

POLITIQUE

Pierre de Bané (mort le 9 janvier à l’âge de 80 ans)

Ce fils de parents libanais né à Haïfa, aujourd’hui en Israël, est devenu le premier élu à la Chambre des communes d’ascendance arabe lorsqu’il a enlevé la circonscription de Matane aux élections de 1968 sous la bannière libérale. Il sera ensuite réélu sans interruption jusqu’en 1984. Après avoir patienté pendant plusieurs années sur les banquettes arrière, il est nommé ministre des Approvisionnements et des Services jusqu’à la défaite de 1979. Son passage au purgatoire est de courte durée et Pierre Trudeau l’envoie au ministère de l’Expansion économique régionale dès le retour des libéraux au pouvoir, l’année suivante. M. de Bané sera ensuite ministre d’État des Relations externes en 1982 et ministre des Pêches et Océans huit mois plus tard. Peu de temps avant son départ, M. Trudeau le récompense en l’envoyant au Sénat.

Michael Wilson (mort le 10 février à l’âge de 81 ans)

Michael Wilson a été une figure marquante du gouvernement de Brian Mulroney de 1984 à 1993. Souvent perçu comme le représentant du milieu des affaires torontois, cet ancien directeur des investissements choisit la carrière politique en 1979. Il est alors élu député de la circonscription fédérale d’Etobicoke et accède au conseil des ministres, s’occupant du portefeuille du Commerce international dans l’éphémère gouvernement de Joe Clark. En 1983, il se lance dans la course à la direction du Parti progressiste-conservateur, mais il renonce dès le premier tour, préférant se rallier au futur vainqueur Brian Mulroney. Celui-ci le nomme ministre des Finances après sa victoire aux élections de 1984. Il contribue à l’accord de libre-échange canado-américain et crée la controversée taxe sur les produits et services (TPS) en 1990. L’année suivante, il est muté au ministère de l’Industrie, des Sciences et des Technologies, et à celui du Commerce international. M.Wilson quitte la scène politique en 1993 et retourne sur Bay Street. En 2006, il est nommé ambassadeur du Canada aux États-Unis, mais il doit quitter ses fonctions en 2009 après avoir été projeté au coeur d’une tempête politique après la fuite d’une note de service diplomatique indiquant que M. Obama ne devait pas être pris au pied de la lettre quant à sa volonté de réformer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

D’autres disparus du monde politique: Michael Ferguson (2 février); Paul Dewar (6 février); Greg Thompson (10 septembre); John Buchanan (3 octobre); George Springate (21 novembre); Neil Cameron (19 décembre).

À l’étranger: Mohamed Morsi (17 juin); Ross Perot (9 juillet); Robert Mugabe (6 septembre); Zine el-Abidine Ben Ali (19 septembre); Jacques Chirac (26 septembre).

AFFAIRES

André Bureau (mort le 12 avril à l’âge de 83 ans)

Selon l’Ordre national du Québec, André Bureau «a contribué, à un haut degré, à l’édification d’un système national de radiotélédiffusion de classe mondiale, à la croissance d’une production cinématographique et télévisuelle indépendante ainsi qu’à l’élargissement de la place de la culture française dans le paysage télévisuel canadien» . Après avoir pratiqué le droit pendant quelques années, il devient vice-président du quotidien «La Presse» de 1968 à 1972. Quelques années après son départ du journal, il devient vice-président, puis président de Télémédia Communication qui possédait à l’époque l’un des plus importants réseaux radiophoniques au Québec. En 1982, il devient président et chef de l’exploitation au service du jeune consortium de diffuseurs privés CANCOM. Il devient une personnalité vraiment pancanadienne lorsqu’il est nommé président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), poste qu’il occupa de 1984 à 1989. Parmi les décisions importantes de l’organisme sous sa présidence: le refus de permettre à Power Corporation de prendre le contrôle de la société Télé-Métropole, navire amiral de ce qui deviendra le puissant réseau TVA. De 1989 à 2008, il dirige le Groupe de radiodiffusion Astral à une époque où l’entreprise est l’un des principaux joueurs de la télévision spécialisée. En 1996, il est aussi président du conseil d’administration d’Astral Media.

Pierre Fortier (mort le 22 juin à l’âge de 86 ans)

On peut dire de Pierre Fortier qu’il a connu deux carrières: deux séjours dans le milieu des affaires entrecoupés par un passage sur la scène politique. Cet ingénieur a gravi les échelons du groupe SNC, devenant de 1975 à 1978 vice-président de l’entreprise. Il est nommé vice-président et directeur général de Canatom, un consortium privé spécialisé en génie nucléaire. Il en devient brièvement le président, mais il décide en 1980 de faire le saut en politique. Élu député libéral d’Outremont à l’Assemblée nationale lors d’une élection partielle, il est réélu en 1981 et en 1985. Cette année-là, en décembre, le premier ministre Robert Bourassa le nomme ministre délégué à la Privatisation, puis ministre délégué aux Finances et à la Privatisation en août 1986. Au cours de son mandat, il recommande la privatisation de dix sociétés d’État considérées comme étant en concurrence avec le secteur privé. Une seule d’entre elles a été privatisée intégralement: Madelipêche. Déçu, M. Fortier choisit de ne pas se présenter aux élections de 1989. Il revient dans le monde des affaires, devenant président et chef des opérations de la Société financière des caisses Desjardins d’octobre 1989 à mars 1992, et associé principal et président du conseil d’Innovitech de 1992 à 2001.

Claude Béland (mort le 24 novembre à l’âge de 87 ans)

Président du Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, Claude Béland a consacré l’essentiel de sa vie professionnelle à promouvoir et à faire évoluer le modèle coopératif, principalement dans le domaine des affaires et de la finance. Certains l’ont décrit comme un «véritable apôtre de la coopération». À peine sorti de l’école, en 1962, il a participé à la création de la Fédération des caisses d’économie du Québec. Il a fait son entrée chez Desjardins au moment du regroupement des caisses d’économie et des caisses populaires, en 1979. M. Béland est entre autres à l’origine de la percée de l’entreprise dans le domaine des valeurs mobilières, de l’instauration des guichets automatiques et du paiement direct, du site internet Accès-D, de la vente d’assurance en succursale et de la réorganisation de la structure du mouvement. Claude Béland a aussi été président du MÉDAC jusqu’en 2011, en plus de siéger au conseil d’administration de plusieurs organismes voués au développement social, aux relations intergénérationnelles, à la protection des épargnants et à la promotion de la démocratie. Au plan politique, Claude Béland a présidé le Forum sur l’emploi et le Sommet sur l’économie et l’emploi en 1996. Il a aussi fait partie du comité directeur de la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir constitutionnel du Québec, en 1990.

D’autres disparus du monde des affaires: Ron Joyce (31 janvier); Gabriel Gilbert (12 décembre).

À l’étranger: John Bogle (16 janvier), Jean-Pierre David (3 avril); Pat Bowlen (13 juin); Lee Iacocca (2 juillet); David Koch (23 août); Mark Hund (18 octobre).

SOCIÉTÉ CIVILE

Jean Vanier (mort le 7 mai à l’âge de 90 ans)

Fils d’un ancien gouverneur général du Canada, ce grand humaniste était un défenseur des personnes ayant une déficience intellectuelle, fondant en 1964 l’organisme L’Arche, aujourd’hui à l’oeuvre dans des dizaines de pays. C’est une visite dans une institution psychiatrique qui l’avait convaincu de fonder cet organisme. En 1968, il a créé les communautés de prière Foi et Partage et, en 1971, Foi et Lumière, un mouvement qui rassemble des personnes souffrant d’un handicap mental, ainsi que leurs parents et amis, pour des moments d’échange, de célébration et de prière.

George Brossard (mort le 26 juin à l’âge de 79 ans)

Ce personnage coloré savait communiquer sa passion pour les insectes, si bien qu’il parvint à convaincre les autorités de fonder l’Insectarium de Montréal. Il a amorcé une carrière de notaire, profession qu’il a exercée pendant plus de 10 ans. Sa passion pour les insectes l’a toutefois poussé, à l’aube de la quarantaine, à quitter la sécurité que lui offrait son métier pour se consacrer à l’entomologie. Véritable globe-trotteur, il s’était constitué une formidable collection privée de plus de 250 000 spécimens d’insectes qu’il a remis à l’Insectarium de Montréal. Ses projets ne se sont toutefois pas arrêtés avec Montréal: il fonde ainsi d’autres insectariums, entre autres à La Nouvelle-Orléans et à Shanghai. Ses talents de vulgarisateur ont aussi fait de lui une personnalité publique bien appréciée, qui anima notamment à la télévision les séries «Mémoires d’insectes» et «Insectia». Cette dernière série, tournée pour Discovery Channel, a été diffusée dans 150 pays. À la demande de la Fondation Rêves d’enfants, il avait également emmené, en 1987, un jeune garçon en phase terminale en Amérique du Sud dans le but de capturer un morpho bleu. Cette aventure avait inspiré le film «Le Papillon bleu» de Léa Pool, paru en 2004.

Laurent McCutcheon (mort le 4 juillet à l’âge de 76 ans)

Figure de proue de la lutte pour les droits des LGBT, Laurent McCutcheon était aussi peu avant sa mort vice-président de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité. En 1982, et pendant 22 ans, il présidera les destinées du service d’aide téléphonique Gai Écoute. Parallèlement, il met sur pied en 2000 la Fondation Émergence, qui vise à «assurer une égalité de fait aux personnes homosexuelles». Et de 1997 à 2002, il est responsable de l’action sociopolitique à la Table de concertation des gais et lesbiennes du Québec. C’est lui qui a amorcé la mise sur pied de la Coalition québécoise pour la reconnaissance des conjoints et conjointes de même sexe, qui mènera éventuellement à l’adoption d’une loi, en juin 1999. Il s’est aussi engagé dans la lutte menant à l’union civile québécoise de même que pour la Loi sur le mariage civil du Canada, en vigueur depuis juin 2005.

Pierre Nadeau (mort le 3 septembre à l’âge de 82 ans)

Véritable institution au sein du milieu du journalisme québécois, Pierre Nadeau a aussi marqué l’histoire de la télévision québécoise. Après des passages à la station de radio CBJR de Rimouski et à l’ORTF français, il est embauché par Radio-Canada, qui lui confie l’animation de l’émission de télévision «Caméra» à compter de 1962, avant de le nommer correspondant à Paris en 1965. Il passe ainsi plus de 25 ans à l’emploi de la société d’État. Il anime successivement les émissions «Le 60» et «Pierre Nadeau rencontre», notamment, puis le segment d’affaires publiques «Le Point» au téléjournal. À l’aube des années 1980, il fait le saut à TVA. Pendant ces quelques années passées chez le concurrent, il coproduit et anime des émissions de variétés, dont «Ferland-Nadeau en direct», avec Jean-Pierre Ferland, en plus de présenter la série historique judiciaire «Les Grands Procès». Il rentre ensuite au bercail pour animer l’émission «Enjeux». Entre-temps, il est délégué général du Québec à Boston pendant un an.

D’autres disparus de la société civile: Fernand Labrie (16 janvier); Gilles Paquet (18 janvier); Lucia Kowaluk (1er février); Jocelyne Blouin (26 mai); Yves Jasmin (23 juillet); Norbert Rodrigue (22 octobre); Andrée Ménard (13 novembre); Antoine Desilets (19 décembre).

À l’étranger: Roger Cuvillier (14 janvier); Karl Lagerfeld, (19 février); Joe Armstrong (20 avril); Roger Thallibert (3 octobre).

CULTURE

Réal Giguère (mort le 11 février à l’âge de 85 ans)

Réal Giguère commence sa carrière dans le monde des médias en 1956. Il travaille alors comme animateur de radio à CKAC, poste qu’il occupera jusqu’en 1961. Il amorce ensuite une longue carrière à la télévision, où sa joie de vivre, sa bonhomie et son rire contagieux en font rapidement un des favoris du public. Il sera surtout associé à la station Télé-Métropole, depuis rebaptisée TVA, où il animera une multitude d’émissions de variété et de jeux-questionnaires. Les plus connus sont sans contredit «Parle, parle, jase, jase» et «Galaxie». Mais Réal Giguère laissera aussi sa marque comme scénariste. On lui doit des séries comme «Dominique», qui sera en ondes de 1977 à 1980 ; «Métro, boulot, dodo», en 1982 et 1983 ; et «L’or du temps», qui tiendra l’affiche pendant près de huit ans, de 1985 à 1993. Il avait aussi écrit, dans les années 1960, le roman «Les marcheurs de la nuit». Ce livre inspirera, en 1965, le film «Caïn», dans lequel il est aussi à l’affiche comme comédien. On le verra également au théâtre dans les pièces «La cage aux folles» et «Joyeuses Pâques».

Joseph Rouleau (mort le 12 juillet à 90 ans)

Basse de renommée internationale, Joseph Rouleau est monté sur les plus grandes scènes lyriques du monde avec entre autres Luciano Pavarotti, Placido Domingo et Maria Callas et a travaillé avec des metteurs en scène aussi prestigieux que Luchino Visconti, Franco Zeffirelli, John Gielgud et Patrice Chéreau. Il a notamment donné quelque 1000 représentations au Royal Opera House du Covent Garden de Londres. On l’a aussi entendu à l’Opéra de Paris, au Metropolitain Opera de New York et même dans l’ex-URSS. Le chanteur s’est également produit avec des orchestres européens et américains comme la Philharmonia à Londres, le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre philharmonique de New York, l’Orchestre philharmonique d’Israël et l’Orchestre de la Suisse romande. Parmi les grands rôles qu’il a interprétés figurent Faust, Don Carlo et Boris Godounov. Professeur de chant à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), il aura été à la source de la création de l’Opéra de Montréal en 1980. Il a aussi été pendant 25 ans le président des Jeunesses musicales du Canada.

Andrée Lachapelle (morte le 21 novembre à l’âge de 88 ans)

Dès sa plus tendre enfance, Andrée Lachapelle a voulu jouer la comédie. Dès l’âge de 14 ans, elle s’est inscrite comme élève au Studio 15 animé par Gérard Vleminckx. Son amour du théâtre l’amènera à monter sur scène fréquemment, participant souvent à plusieurs productions chaque année. On l’a vue dans «Incendies» de Wajdi Mouawad, dans «Albertine en cinq temps» de Michel Tremblay, dans «Oh les beaux jours» de Samuel Beckett, dans «Soudain l’été dernier» de Tennessee Williams, pour n’en nommer que quelques-unes. En plus du théâtre, Andrée Lachapelle a participé à plusieurs projets au petit comme au grand écran. Elle a ainsi participé au «Temps d’une paix», «Monsieur le ministre», «La maison Deschênes», «Scoop», «Le volcan tranquille» et, plus récemment, «L’auberge du chien noir», «La galère» et «Yamaska». Elle a même tenu son propre rôle dans la comédie télévisée «Tout sur moi». Au cinéma, on l’a vue dans «YUL 871» de Jacques Godbout, «Dans le ventre du dragon» d’Yves Simoneau, «Jésus de Montréal» de Denys Arcand, «La dernière fugue» de Léa Pool et «Route 132» de Louis Bélanger, entre autres.

D’autres disparus du monde culturel: Nicole Martin (19 février); Joseph Fafard (16 mars); Michel Lamothe (25 mars); Yves Préfontaine (31 mars); Jean Beaudin (18 mai); Jean-Claude Labrecque (31 mai); Jean Marcel (30 juin); Jean Barbeau (28 août); Vic Vogel (16 septembre); Monique Leyrac (15 décembre).

À l’étranger: Michel Legrand (26 janvier); Agnès Varda (29 mars); Jean-Pierre Marielle (24 avril); Anémone (30 avril); Doris Day (13 mai); Franco Zeffirelli (juin); Joao Gilberto (6 juillet); Tony Morrison (5 août); Jessye Norman (30 septembre); Philippe Tome (5 octobre); Marie Laforêt (2 novembre).

SPORTS

André Boudrias (mort le 5 février à l’âge de 75 ans)

Ce joueur de centre talentueux a disputé sept matchs lors de ses trois premières saisons dans la LNH avec le Canadien, de 1963 à 1967, un séjour ponctué de deux passages avec les As de Québec, dans la LAH. Il a ensuite été échangé à un club du premier élargissement des cadres, les North Stars du Minnesota en 1967. Il a ensuite porté les uniformes des Blackhawks de Chicago, des Blues de St. Louis et des Canucks de Vancouver, dont il fut une des premières vedettes, et même des Nordiques de Québec, dans la défunte Association mondiale de hockey. Au cours de sa carrière, il a marqué 151 buts et récolté 340 mentions d’assistance en 662 parties. Après un court passage à titre d’entraîneur adjoint à Québec et à la Centrale de recrutement de la LNH, il revient au sein de l’organisation montréalaise, devenant l’adjoint au directeur général Serge Savard pendant 12 saisons. Il a notamment contribué à deux conquêtes de la coupe Stanley du Tricolore. Il a ensuite été recruteur avec les Devils du New Jersey.

Frank Robinson (mort le 7 février à l’âge 83 ans)

Frank Robinson a été le dernier entraîneur des Expos de Montréal. Il a dirigé l’équipe de 2002 à 2004. Parachuté à ce poste par les autorités du Baseball majeur, il s’est néanmoins battu pour l’organisation et ses membres, notamment pour faciliter la vie de tous ceux qui gravitaient autour de l’équipe quand celle-ci devait se déplacer à Porto Rico pour y disputer des matchs locaux. Toutefois, Robinson passera à l’histoire de manière plus positive. Après tout, il est le seul joueur à avoir été nommé joueur par excellence dans les deux ligues, remportant même la Triple Couronne en 1966, exploit fort rare. Ses 586 coups de circuit, ses 1812 points produits et une moyenne de .294 lui ont permis d’être élu au Panthéon du baseball. Il est devenu le premier gérant afro-américain du baseball quand les Indians de Cleveland l’ont embauché, en 1975. À sa première présence comme joueur-gérant, il a frappé un circuit. Il a aussi été à la barre des Giants de San Francisco, des Orioles de Baltimore et des Nationals de Washington.

Jacques Rougeau père (mort le 1er juillet à l’âge de 89 ans)

Jacques Rougeau est l’un des plus célèbres lutteurs du Québec. Il a commencé la lutte en 1956. En compagnie de son frère Jean, il a vécu l’âge d’or de la lutte professionnelle au Québec, notamment dans les années 1960 et 1970. Il contribua à faire renaître la lutte professionnelle à la télévision en présentant «Sur le Matelas» sur les ondes de Télé-Métropole, qui deviendra TVA. C’était l’époque de ses «rivalités» avec le Sheik, Abdullah the Butcher, Hans Schmidt, Don Leo Jonathan et Maurice Vachon. Il a tracé la voie à d’autres membres de la famille Rougeau puisque trois de ses fils - Raymond, Jacques fils et Armand - ainsi que trois de ses petits-fils ont suivi ses traces dans l’arène.

D’autres disparus du monde du sport: Gerry Plamondon (26 janvier); Ted Lindsay (4 mars); Harry Howell (9 mars); Red Kelly (2 mai); Danny Grant (14 octobre); Jean Pagé (9 décembre).

À l’étranger: Don Newcombe (19 février); Scott Sanderson (11 avril); Niki Lauda (20 mai); Charles Taafe (29 octobre); Ron Fairly (30 octobre); Peter Snell (12 décembre)