Plus de stabilité pour des employés du CHU de Québec

Lors de sa première rencontre avec les médias, en avril, le nouveau pdg du CHU de Québec, Martin Beaumont, disait vouloir faire de la qualité de vie au travail «une priorité» en offrant notamment aux membres du personnel «de la stabilité et de la prévisibilité». Mardi, l’établissement a annoncé des ententes à cet égard avec le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN).

«Dans un effort commun du CHU de Québec-Université Laval (CHU) et pour trouver des solutions durables à l’amélioration des conditions de travail, à la rétention de nos employés de même qu’à l’attraction de personnel, de nouvelles ententes ont été convenues entre les parties. Ainsi, l’ensemble des préposés aux bénéficiaires, à l’hygiène et à la salubrité, aux services alimentaires de même que les cuisiniers se sont vues offrir, sur une base volontaire et selon leur situation actuelle, un poste jusqu’à concurrence d’un poste à temps complet ou un rehaussement de leurs heures de travail», ont annoncé le CHU de Québec et le syndicat dans un communiqué conjoint.

Au total, ce sont  305 employés, dont 125 préposés aux bénéficiaires, qui se sont prévalus de ces nouvelles dispositions, précise-t-on. Selon le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CHU de Québec, Michel Boudreault, grâce à ces nouvelles ententes, les employés visés bénéficieront notamment d’une meilleure prévisibilité quant à leur horaire de travail. «Les employés actuellement détenteurs d’un poste à temps partiel se sont vus offrir, s’ils le souhaitaient, un rehaussement de leurs heures de travail. En parallèle, les personnes qui ne détenaient pas de poste actuellement s’en sont vues offrir un», mentionne-t-il.

Ces rehaussements représentent l’équivalent de 1680 quarts de travail sur deux semaines, soit l’équivalent de 168 personnes embauchées à équivalent temps complet afin de prêter main-forte aux équipes en place.

En avril, le pdg du CHU de Québec disait aux journalistes que s’il avait «250 préposés aux bénéficiaires qui venaient cogner à ma porte demain matin, je les embaucherais». 


« Les employés […] détenteurs d’un poste à temps partiel se sont vus offrir, s’ils le souhaitaient, un rehaussement de leurs heures de travail. En parallèle, les personnes qui ne détenaient pas de poste actuellement s’en sont vues offrir un »
Michel Boudreault, directeur des ressources humaines du CHU de Québec

Une grande consultation tenue plus tôt ce printemps a par ailleurs permis aux infirmières et aux préposés aux bénéficiaires de proposer des solutions à la pression que vivent les équipes de soin à cause de la rareté de main-d’œuvre. Cette démarche permettra de trouver de nouvelles façons de faire pour améliorer les conditions au travail, au bénéfice des patients, explique-t-on dans le communiqué.

Selon Martin Beaumont, «les défis sont nombreux dans notre réseau, mais lorsqu’on écoute les idées novatrices qui émergent de nos intervenants sur le terrain, on se rend compte que des solutions existent et qu’elles sont plus faciles à implanter que ce qu’on imagine».