«Il y a énormément de logements à Québec qui nécessitent des réparations parfois majeures», avance la coordonnatrice du BAIL, Nicole Dionne.

Plus de mordant pour le règlement sur la salubrité, réclame le BAIL

Le Bureau d’animation et information logement (BAIL) de Québec interpelle les politiques en campagne pour que l’administration municipale applique avec plus de mordant son règlement sur la salubrité, notamment pour contrer la progression des punaises de lit.

«Il y a énormément de logements à Québec qui nécessitent des réparations parfois majeures», avance la coordonnatrice du BAIL, Nicole Dionne. «Sur 41 000 logements à Québec qui nécessitent des réparations, y’en a près de 8000, donc 20 %, qui nécessitent des réparations majeures. Quand on parle de réparations majeures, c’est qu’on parle de fenêtres qui sont inadéquates, on parle de toiture qui coule, on parle de présence de moisissures dans les appartements, on parle de situations qui mettent en danger la sécurité et la santé des locataires.»

Mme Dionne demande donc aux candidats et candidates de s’engager à déployer les inspecteurs sur le terrain pour qu’ils serrent la vis aux récalcitrants. «La Ville a le pouvoir de forcer les propriétaires à faire les travaux.» Dans les cas les plus graves, ceux où les amendes ne suffisent pas, elle peut faire elle-même les travaux puis refiler la facture. «Vous avez le pouvoir, pourquoi vous ne l’utilisez pas?»

La réglementation en la matière est peu connue du grand public, mais elle existe, insiste-t-elle. «On a déjà un code, on demande que l’application soit faite de façon un petit peu plus sentie.»

Notamment dans le dossier des punaises de lit, qui seraient de plus en plus présentes sur le territoire de la capitale. Le BAIL voudrait que les exterminateurs soient obligés de déclarer à la Ville les adresses où les petites bêtes sont présentes, comme à Montréal. Cela permettrait d’avoir un meilleur portrait du problème et de faire de la prévention en avertissant les résidents des secteurs touchés