L’ancien chef du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon poursuivait le maire Labeaume pour 75 000 $, pour des propos «hostiles» portés à son égard.

Plus de 87 000 $ pour la défense de Labeaume contre Jean Gagnon

Entre 2012 et septembre 2019, la Ville a payé 87 614$ en frais d’avocats dans la saga judiciaire du maire Régis Labeaume et l’ancien chef du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon. Le chef de l’opposition Jean-François Gosselin a révélé ce montant mercredi.

La somme n’inclut pas les indemnités versées dans le cadre de l’entente à l’amiable conclue en fin d’année 2019. Le mois dernier, la Ville de Québec et le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec en sont arrivés à une entente «à la satisfaction des deux parties a été ratifiée dans le meilleur intérêt de toutes les parties et de la population», mais aucun autre détail n’avait été révélé. 

Jean Gagnon poursuivait le maire pour 75 000 $, pour des propos «hostiles» portés à son égard.

Cette dépense est trop élevée aux yeux de M. Gosselin. «Le maire aurait pu s’excuser le lendemain. Ça aurait coûté zéro», déplore-t-il.

Les propos «hostiles» ont été dits par M. Labeaume lors d’un point de presse au mois de décembre 2012, la poursuite a été lancée en février 2013. 

La plainte des pompiers de Québec

L’attaché de presse de M. Labeaume, Paul-Christian Nolin, rappelle que le maire avait dit regretter ses propos à l’époque, mais «M. Gagnon avait quand même continué la poursuite».

«Ça m’étonne qu’il se préoccupe de ce montant. S’il s’offusque de ça, j’espère qu’il s’offusque des 450 000 $ qu’a coûté le grief dans le dossier des pompiers et de son chef de cabinet, Richard Côté», a-t-il aussi lancé dans une flèche à l’ancien conseiller d’Équipe Labeaume.


« Le maire aurait pu s’excuser le lendemain. Ça aurait coûté zéro »
Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

La Ville de Québec avait en effet dû verser une indemnisation au syndicat représentant ses pompiers pour des propos diffamatoires tenus en 2009 par le vice-président du comité exécutif de l’époque, Richard Côté.

Lors des négociations pour le renouvellement de la convention collective des pompiers de Québec, M. Côté avait affirmé que les moyens de pression des pompiers mettaient la sécurité des citoyens en danger.

L’ancien conseiller d’Équipe Labeaume est maintenant le chef de cabinet de M. Gosselin.