Jean-François Tremblay de la Fondation Les Amis de Samuel transporte des denrées servant à préparer les paniers de Noël, d'une valeur marchande de 250 $.

Plus de 100 paniers de Noël livrés par Les Amis de Samuel

Un défi lancé a mené à la création d'un véritable réseau d'aide pour les élèves démunis et leur famille pendant la période des Fêtes. Après 10 ans, Les Amis de Samuel livrent plus d'une centaine de paniers de nourriture pour agrémenter un Noël difficile pour certains.
«Moi, je n'ouvre pas mes cadeaux. Vous ne faites rien pour les autres.» C'est à peu de choses près ce que le beau-père d'Isabelle Tremblay et de son frère, Jean-François, leur avait dit à l'époque. À n'en pas douter, le message a passé. Mme Tremblay, enseignante à l'école Samuel-de-Champlain à Beauport, a créé Les Amis de Samuel. Avec son frère, ils ont planifié l'opération Marchands de bonheur.
«La première année, il y avait une quinzaine de paniers. On amassait de l'argent auprès du personnel enseignant et des proches», explique l'instigatrice du projet. D'année en année, l'initiative a pris de l'ampleur jusqu'à atteindre 110 paniers livrés, lundi.
«On a une belle collaboration avec le propriétaire du Metro Plus Saint-David. Il nous obtient des gratuités et nous fait profiter des spéciaux parce que je lui remets la liste un mois et demi à l'avance», explique-t-elle. Chaque panier est d'une valeur marchande de 250 $ et comprend beaucoup de produits frais : fruits, légumes et viande.
«La moitié des demandes»
«On estime venir en aide à 500 personnes à travers 15 écoles. On veut mettre un baume sur la période des Fêtes», lance Jean-François Tremblay. «Le problème, c'est qu'on répond à la moitié des demandes. Ça fend le coeur», ajoute-t-il, laissant entendre que les besoins sont grands.
Marchands de bonheur se donne aussi une mission éducative auprès des jeunes. «Nos enfants sont présents avec nous pour aller porter les paniers dans la famille, lance François Pichette, enseignant et bénévole. Partager. Aider. C'est un apprentissage», soutient-il.
Cette année, sa conjointe a identifié une famille d'immigrants arrivée au pays il y a six mois seulement. Ils ont tenu à les aider. «Le monsieur travaillait dans son pays, mais sa formation n'est pas reconnue ici. Ça va leur donner un coup de pouce pour démarrer.»
«Si ça peut donner le goût à nos enfants de faire de la philanthropie et de prendre la relève un jour, tant mieux», se réjouit M. Tremblay.