Le ministère de l’Éducation recommande, en outre, de laisser couler l’eau après chaque congé, après chaque fin de semaine. Le personnel devrait alors ouvrir durant cinq minutes les robinets les plus éloignés de l’entrée d’eau municipale.
Le ministère de l’Éducation recommande, en outre, de laisser couler l’eau après chaque congé, après chaque fin de semaine. Le personnel devrait alors ouvrir durant cinq minutes les robinets les plus éloignés de l’entrée d’eau municipale.

Plomb dans l’eau: des affiches au-dessus des abreuvoirs des écoles

Des affiches traitant du plomb dans l’eau ont commencé à faire leur apparition au-dessus des lavabos et fontaines des écoles : ici, il n’est pas permis de boire l’eau, seulement de se laver les mains; là, il est recommandé aux enfants de laisser couler une minute avant consommation. Cela, en attendant que chaque source scolaire soit analysée, d’ici l’été ou l’automne, afin de déterminer lesquelles sont contaminées.

À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, dans la région de Québec, un nouvel employé a été recruté. Sa tâche : identifier tous les points d’eau des 48 établissements où besognent quelque 6000 employés et où se musclent le cerveau d'environ 29 500 élèves. Il doit ensuite poser un avertissement devant chacun des éviers et des abreuvoirs, nous explique la secrétaire générale, Martine Chouinard. «On a fait l’affichage comme le ministère le demande.»

Une «procédure» pour déceler le plomb a récemment été transmise par le ministère de l’Éducation. Le document indique que tous les établissements scolaires du Québec devront avoir analysé l’eau potable au cours de la nouvelle année. «Pour les écoles primaires, les tests devront être complétés et les correctifs à apporter devront être identifiés et amorcés pour le 23 juin 2020», est-il prescrit. «Pour les autres établissements, les tests devront être complétés et les correctifs à apporter devront être identifiés pour le 1er novembre 2020.»

La même procédure ministérielle ordonne des actions immédiates «en attendant les résultats de la campagne de dépistage du plomb dans l’eau». Dont l’affichage.

La commission scolaire des Premières-Seigneuries est avancée. «On en a à peu près 95 % de fait dans les établissements [primaires]. Ça devrait être complété à la mi-janvier [incluant le secondaire].»

La conseillère en communication, Vanessa Déziel, ajoute des détails. Devant les lavabos des vestiaires sportifs et des salles de toilettes, il est inscrit de ne pas s’abreuver, point. «Ce n’est pas écrit que l’eau n’est pas potable. C’est juste que l’eau est seulement là pour se laver les mains.»


« Pour les écoles primaires, les tests devront être complétés et les correctifs à apporter devront être identifiés et amorcés pour le 23 juin 2020 »
Extrait de la «procédure» transmise aux établissements scolaires par le ministère de l’Éducation

Devant les autres éviers, le ministère impose cette consigne : «Faire couler l’eau pendant au moins cinq minutes avant de l’utiliser».

«Pour ce qui est des abreuvoirs, il est écrit de laisser couler l’eau une minute», poursuit Mme Déziel.

Le ministère de l’Éducation recommande, en outre, de laisser couler l’eau après chaque congé, après chaque fin de semaine. Le personnel devrait alors ouvrir durant cinq minutes les robinets les plus éloignés de l’entrée d’eau municipale. Ensuite, il faudrait actionner durant une minute «chaque autre point d’eau utilisé par les usagers pour leur consommation ou pour la préparation des aliments et des boissons».

Pour le plomb, il n’y a pas de seuil acceptable. Toute concentration peut nuire à la santé, surtout si l’exposition est prolongée, surtout pour les enfants. Le plomb risque notamment d’influer négativement sur le développement intellectuel.