L'église de Saint-Augustin-de-Desmaures a été construite en 1809 sous la direction du maître charpentier Baptiste Bédard.

Pleins feux sur l'église de Saint-Augustin

L'église de Saint-Augustin-de-Desmaures brillera. Elle devient le 22e projet d'illumination de bâtiments et de sites historiques réalisé par la Commission de la capitale nationale. Un investissement estimé à 350 000 $.
Saint-Augustin, la défusionnée, reçoit donc des subsides d'une organisation de Québec pour l'embellissement de son lieu de culte. «C'est loin du centre-ville, mais c'est sur le territoire de la Commission de la capitale nationale», explique le directeur général, Jacques Langlois, ancien maire de Beauport qui était opposé aux regroupements municipaux de 2001-2002.
«Le mandat de la Commission a été élargi avec les fusions.» Toutes les villes de la Communauté métropolitaine, dont les deux villes qui ont divorcé, doivent donc être chouchoutées par ses troupes.
Après le Château Frontenac, le Musée national des beaux-arts, les fortifications et le parc de la Chute-Montmorency, le bâtiment de Saint-Augustin-de-Desmaures voué à la gloire de Dieu a ainsi été sélectionné pour sa valeur historique, jugée «exceptionnelle».
Plantée en bordure de la route 138, sur le tracé du touristique chemin du Roy, l'église a été construite à partir de 1809 sous la direction du maître charpentier Baptiste Bédard, un collaborateur régulier de l'artiste et architecte de Québec François Baillairgé, à qui l'on doit notamment l'ancienne prison et le décor de la basilique Notre-Dame.
Le curé du coin, Michel Poitras, était aux anges, mardi, en conférence de presse pour l'annonce officielle de la mise en lumière de son église. Il n'en fallait pas plus pour que l'abbé établisse un parallèle avec «l'autre lumière», celle qui guide les croyants de la chrétienté. Sur la même lancée éclairante, le maire Marcel Corriveau a souligné que l'église est «le phare» de la municipalité. Finalement, le ministre Sam Hamad s'est réjoui de l'investissement dans sa paroisse de résidence.
Les travaux devraient être terminés en 2013. Le portail, la statue, les verres colorés des ouvertures, la bordure du toit ainsi que le clocher seront notamment mis en valeur. Les fonds nécessaires seront investis par la Commission ainsi que par la municipalité.