Le maire Émile Loranger

Plainte pour harcèlement: L’Ancienne-Lorette paiera la défense du maire Loranger

Le conseil municipal de L’Ancienne-Lorette a voté mardi pour payer une première facture de 20 000$ d’avocats pour défendre le maire Émile Loranger, contre qui pèse une plainte de harcèlement psychologique.

C’est ce que rapporte le Journal de Québec à la suite de la plus récente séance du conseil au cours de laquelle des citoyens ont soulevé des questions. Un résident de l’endroit a dit ne pas comprendre pourquoi la plaignante doit payer de sa poche alors que le «présumé harceleur», le maire Loranger, ne déboursera pas un rond.

Le conseiller Gaétan Pageau a manifesté son malaise, mais assure que la Ville n’a pas le choix de se défendre. La mairesse suppléante, Sylvie Falardeau, a présidé l’assemblée en l’absence du maire Loranger. La résolution a été adoptée à l’unanimité. 

En juin, une employée de la Ville a déposé une plainte pour harcèlement psychologique auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Elle est actuellement en arrêt de travail.

Pour sa part, le maire Loranger se fait très discret. Il a participé à une seule séance du conseil municipal depuis le 24 avril. En effet, 

la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités prévoit une destitution si un élu ne siège pas pendant 90 jours consécutifs.

À l’époque, le maire disait avoir besoin de repos après la longue bataille menée contre la Ville de Québec concernant le partage de la quote-part de l’agglomération. Son absence a malgré tout suscité de nombreuses questions chez les citoyens, puis chez les journalistes.

Le Soleil avait contacté le maire Loranger à propos de l’existence de cette plainte. Il avait démenti l’information, disant ne pas être au courant qu’il était visé par une plainte. Le même jour, quelques heures plus tard, il en confirmait l’existence au Journal de Québec.