L'hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette

Plainte de harcèlement psychologique contre Émile Loranger

Il n’y aurait pas que le procès concernant le partage de la quote-part de l’agglomération de Québec qui aurait poussé le maire de L’Ancienne-Lorette en congé. Émile Loranger ferait aussi l’objet d’une plainte pour harcèlement psychologique de la part d’une employée de la municipalité, a appris Le Soleil.

Selon nos informations, le bureau Morency Avocats et l’avocat Marc Bellemare seraient impliqués dans le dossier qui, précisons-le, n’est pas judiciarisé pour l’instant. Les deux parties négocieraient plutôt une entente à l’amiable.

Joint par Le Soleil, M. Loranger a affirmé ne pas être au courant qu’une plainte a été déposée contre lui. «Vous m’apprenez la nouvelle!» a-t-il lancé. Il a ajouté, «à sa connaissance», ne pas avoir mandaté d’avocat.

«Vous me nommez des personnes que je ne connais pas. Nous n’avons pas affaire avec Morency», a assuré M. Loranger.

Or, toujours selon nos informations, des responsables à la Ville ont songé au cours des derniers jours à publier un communiqué pour révéler cette situation.

Questionné sur la possibilité qu’il ait remis des «mots d’amour» à l’employée en question, dont on ne peut pas dévoiler le nom, M. Loranger a nié ces allégations. «C’est non fondé. À ma connaissance, je ne suis accusé de rien», a-t-il répondu.

Effectivement, pour l’heure, il n’y a aucune poursuite entamée contre le maire. 

Déposée à la CNESST

Une plainte aurait été déposée au cours des dernières semaines à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), selon des sources à la municipalité. 

En raison de la nature confidentielle des dossiers à la CNESST, la porte-parole de l’organisation, Geneviève Trudel, n’était pas en mesure de confirmer cette information.  

L’avocat Marc Bellemare n’a pas voulu discuter de son implication dans ce dossier. «Je ne peux rien dire. C’est le secret professionnel.»

Chez Morency Avocats, on souligne aussi être au courant de l’affaire, mais personne n’était disponible mercredi pour commenter.

Retrait temporaire

Au cours des derniers jours, le maire de L’Ancienne-Lorette avait affirmé qu’il avait besoin de se retirer temporairement après le procès concernant le partage de la quote-part de l’agglomération de Québec. Il avait précisé qu’il n’était ni malade ni dépressif. Il visait un retour en juillet. Il n’exerce plus ses fonctions depuis près de deux mois.

Selon nos informations, la plaignante serait présentement absente de son emploi à la municipalité. La Ville de L’Ancienne-­Lorette a refusé de commenter sur ce point, invitant Le Soleil à faire une demande d’accès à l’information.