Le prolongement de la piste cyclable entre la 12e et la 18e Rue doit être réalisé pour la mi-juillet. Depuis le début, le projet inquiète des commerçants, principalement quatre situés dans la portion de rue visée, à cause du retrait de 48 cases de stationnement côté ouest.

Piste cyclable sur la 3e Avenue: «une solution imposée»

Les quelques commerçants de la 3e Avenue directement touchés par la perte de cases de stationnement devant leur lieu d’affaires ne digèrent pas que la Ville leur impose cette solution pour prolonger la piste cyclable.

La conseillère Suzanne Verreault annonçait au Soleil plus tôt cette semaine que le prolongement de la piste cyclable entre la 12e et la 18e Rue serait réalisée pour la mi-juillet. Depuis le début, le projet inquiète des commerçants, principalement quatre situés dans la portion de rue visée, à cause du retrait de 48 cases de stationnement côté ouest. 

Annie Pilote, propriétaire de Santé et beauté de luxe, est du nombre. «Ce qui est proposé ne convient pas, lance-t-elle. On a fait des propositions et aucune n’a été retenue. Ensuite, la Ville arrive avec un projet qui ne fait pas du tout notre affaire. Que vous soyez content ou pas, on vous l’impose.»

Le problème, évoque-t-elle, c’est qu’une partie de sa clientèle provient de l’extérieur de Limoilou. Comme plusieurs doivent s’y rendre en automobile, elle craint qu’ils ne puissent se stationner. «Je ne peux pas vivre seulement avec la clientèle de Limoilou», indique la proprio.

La Société de développement commercial de la 3e Avenue s’est dit plutôt favorable au retrait des cases après avoir obtenu l’assurance de la Ville que le «projet-pilote» de cet été pourra être revu et corrigé si des irritants majeurs sont signalés.

«On ne croit pas au test. Il nous font croire que c’est un test, mais ils ne feront pas des travaux pour seulement une année», soutient Mme Pilote. Elle fait référence au fait que la Ville devra enlever un gonflement de trottoir et déplacer un feu de circulation à l’intersection de la 12e Rue et à celle de la 13e Rue pour réaliser le prolongement.

Si elle «ose» parler, ce n’est pas le cas le tous. Selon elle, plusieurs croient qu’elle est contre les cyclistes parce qu’elle s’oppose au retrait des cases. «Ce n’est pas ça du tout. On aime les vélos. On les adore. C’est la solution qui ne nous convient pas», réaffirme la commerçante, déplorant une campagne de boycott que tente de lancer certains internautes pro-vélos sur les réseaux sociaux.

Une rencontre a eu lieu vendredi après-midi avec la conseillère Verreault. Cependant, rien n’a filtré des discussions. Une autre rencontre doit avoir lieu prochainement.