Québec et Montréal proposent deux façons bien différentes de gérer le passage des piétons et cyclistes.

Piétons et cyclistes: la méthode montréalaise et celle de Québec comparées

La méthode montréalaise pour gérer le passages des piétons et des cyclistes aux intersections sera comparée à celle de Québec dans une étude menée par l’Université Laval et l’Institut national de recherche scientifique commandée par l’organisme Accès Transport Viable.

La ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, a annoncé lundi une aide de 132 370 $ du Fonds de la sécurité routière pour réaliser cette étude. Celle-ci fait partie de 10 projets de la Capitale-Nationale auxquels le Fonds a contribué pour 1,2 million $.

«Nous voulons toujours travailler en amont et il y a longtemps qu’on veut s’attaquer à cette question car les intersections sont les endroits où il y a le plus d’accidents», a expliqué en point de presse Étienne Grandmont, directeur général d’Accès Transports Viable.

Celui-ci rappelle que la métropole et la capitale proposent deux façons bien différentes de gérer le passage des piétons et cyclistes. «À Québec, il y a les feux avec bouton d’appel alors qu’à Montréal, le système est différent. Il y a aussi le virage à droite sur feu rouge qui est interdit à Montréal mais est permis à Québec.»

En plus d’analyser l’impact de ces mesures, l’étude sondera aussi les automobilistes, les piétons et les cyclistes afin de mesurer à quel point ceux-ci se sentent en sécurité dans l’environnement de Québec et celui de Montréal.

«On veut vider la question du virage à droite sur feu rouge et celle du bouton d’appel et après, on poussera pour le meilleur modèle», explique M. Grandmont, avouant que son organisme penche plutôt pour la méthode montréalaise avec une phase concurrente où le feu pour piéton s’allume en même temps que la lumière verte.

«A priori, nous ne sommes pas favorables au virage à droite sur feu rouge car ça crée des accidents. Il y a eu une dizaine de morts depuis 2003. Pour le bouton, c’est nécessaire à certains endroits, mais la méthode mont­réalaise permet aux piétons de moins attendre», explique-t-il.

Malgré tout, M. Grandmont indique qu’il a préféré y aller de façon objective avec une étude réalisée par deux institutions reconnues.

Autres projets

Par ailleurs, le Fonds de sécurité routière a aussi annoncé une aide de 167 424 $ à l’Association des traumatisés crâniocérébraux des deux rives pour mettre sur pied un programme de soutien à domicile.

Benoît Durand, directeur général de l’organisme dont les accidentés de la route représentent 50 % de la clientèle, a expliqué qu’il souhaitait démarrer un tel programme depuis plusieurs années.



« À Québec, il y a les feux avec bouton d’appel alors qu’à Montréal, le système est différent. Il y a aussi le virage à droite sur feu rouge qui est interdit à Montréal mais est permis à Québec »
Étienne Grandmont, directeur général d’Accès Transports Viable

«Auparavant, on n’offrait pas de soutien à domicile à nos 700 membres mais maintenant, ce nouveau programme leur permettra de rester plus longtemps en appartement et d’éviter le centre d’hébergement et de soins de longue durée», indique-t-il.

Le Fonds, financé à partir des amendes perçues grâce aux radars photos et aux caméras feu rouge, versera aussi des sommes d’argent pour l’aménagement d’intersections, de passages piétonniers et de trottoirs sécuritaires, des campagnes de sensibilisation, l’achat d’afficheurs de vitesse ainsi qu’un projet de recherche sur la mise en œuvre de rues étroites et de rues partagées à Québec.