Pierre Moreau

Pierre Moreau, «très bonne nouvelle» pour la Gaspésie et les Îles

CARLETON — Le député indépendant de Gaspé, Gaétan Lelièvre, qualifie de «très bonne nouvelle» la nomination de Pierre Moreau au poste de ministre responsable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine en remplacement de Sébastien Proulx.

M. Lelièvre, élu sous la bannière du Parti québécois en 2012 et en 2014, est confiant de voir M. Moreau être meilleur que ses deux prédécesseurs, M. Proulx entre janvier 2016 et cette semaine, et Jean d’Amour, entre avril 2014 et janvier 2016.

«J’ai développé une bonne relation avec M. Moreau depuis un an ou deux. Il y a un respect mutuel entre nous. Il est un ministre pouvant parler franchement avec un député de l’opposition. Deuxièmement, c’est un ministre senior, influent. Il n’a pas la langue de bois. Tu as une réponse quand tu lui poses une question. Il se positionne. Tu n’auras peut-être pas la réponse que tu veux, mais tu en auras un. Le ministre Proulx fait du bon travail à l’Éducation, mais pour la région, il était absent, effacé», analyse M. Lelièvre, qui reprochait d’autre part à Jean d’Amour un style abrasif.

Gaétan Lelièvre croit que le ministre responsable de la Gaspésie et des Îles, Pierre Moreau, fera mieux que ses prédécesseurs, Sébastien Proulx et Jean d'Amour.

M. Lelièvre se dit «confiant, mais pas naïf» à l’endroit de Pierre Moreau. «Il est comme un bon joueur de hockey. Il devra jouer en équipe».

Dans les régions du Québec, Pierre Moreau est aussi «l’homme de la loi 28», la loi qui a coupé des centaines de millions de dollars dans les budgets des petites et moyennes municipalités, qui a mené à l’abolition des conférences régionales des élus et de la plupart des centres locaux de développement.

«J’étais son critique pour la loi 28. C’était mon dossier, en tant qu’ancien ministre des Régions. Elle a été adoptée dans un contexte d’équilibre budgétaire où le gouvernement allait couper, couper, couper […] Maintenant, Pierre Moreau est un gars d’action dans une conjoncture pro-régions. Il peut être un porteur de ballon très efficace», ajoute M. Lelièvre.  

Cette «conjoncture pro-régions» est rendue nécessaire, dit-il, parce que le régime Couillard «n’est pas un gouvernement qui a placé les régions au cœur de ses préoccupations depuis 2014. Il les a oubliées, plutôt ignorées».

En Gaspésie, M. Moreau aura l’occasion de montrer ce qu’il peut faire dans trois dossiers liés au transport, note Gaétan Lelièvre.

«Le gouvernement a annoncé il y a cinq mois 100 millions $ pour le chemin de fer, mais on ne sait pas quand et où il interviendra. On n’a pas vu d’action depuis. Il y a aussi le projet Lindberg, en transport aérien, un dossier extrêmement prometteur, visant à prendre les appareils d’Hydro-Québec, utilisés à seulement 15 % du temps. Il y a également le lien maritime entre la Basse-Côte-Nord, Anticosti et la Gaspésie. Les études ne seront prêtes qu’en octobre 2018. Les prochains mois prouveront si on a un gouvernement d’intentions ou d’actions», dit-il.