À l’approche du G7 et des possibles manifestations, la Santé publique publie ses recommandations sur les actions à prendre en cas d’exposition aux gaz lacrymogènes.

Petit guide pratique du CIUSSS sur les gaz lacrymogènes

À quelques heures du Sommet du G7, la direction de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale a cru bon d’informer la population sur les actions à prendre en cas d’exposition aux gaz lacrymogènes.

Dans un communiqué diffusé peu après 19h mardi, le CIUSSS souligne que des gaz lacrymogènes pourraient être utilisés lors des manifestations du G7 et que ceux-ci peuvent «présenter un risque à la santé des manifestants et des personnes résidant à proximité des lieux exposés». 

Le gaz lacrymogène est «une poudre irritante qui dégage une forte odeur poivrée», qui produit «une sensation d’inconfort importante», mais qui est «peu toxique», définit-il. Lors d’une exposition, «les effets surviennent en 10 à 30 secondes et devraient se résorber 15 à 30 minutes après le retrait de l’exposition», précise l’établissement.

En cas d’exposition, le CIUSSS recommande de s’éloigner le plus rapidement possible de la foule, de ne pas se toucher le visage et de ne pas se frotter les yeux. «Surtout, ne vous couchez pas au sol puisque le gaz descend», rappelle-t-il. Il faut se laver les mains et se rincer rapidement les yeux avec de l’eau, puis se moucher et cracher «afin d’évacuer la substance». Les vêtements contaminés doivent être placés dans un sac scellé avant d’être lavés à l’eau froide avec un détergent d’usage courant, détaille encore l’établissement.

Substance autre

«En cas de brûlure vive ou de symptômes qui persistent, vous pourriez avoir été exposé à une autre substance que les gaz lacrymogènes. Dans ce contexte, nous vous recommandons de contacter rapidement le Centre antipoison du Québec au 1 800 463-5060», invite le CIUSSS. 

Pour éviter que des logements ou des voitures soient contaminés par des gaz lacrymogènes, comme ce fut le cas lors du Sommet des Amériques, le CIUSSS recommande de fermer les fenêtres de même que les systèmes de ventilation et de climatisation dans les secteurs à risque.