L'organisme PETA demande purement et simplement l'abandon de deux événements phares du festival, soit la course nationale du cochon graissé (photo) et le défi extrême des sangliers.

PETA s'attaque au Festival du cochon de Sainte-Perpétue

Après le hockeyeur George Laraque l'an dernier, c'est maintenant au tour de l'organisme américain de défense des animaux People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) de s'attaquer au Festival du cochon de Sainte-Perpétue, au Centre-du-Québec.
L'organisme demande purement et simplement l'abandon de deux événements phares du festival qui se déroulera du 5 au 9 août, soit la course nationale du cochon graissé et le défi extrême des sangliers.
«Il y a des événements comme celui-là dans quelques foires aux États-Unis, mais c'est la première fois qu'un événement comme celui-là était porté à notre attention au Canada», déclarait lundi au Soleil Gemma Vaughan, agente de PETA, au sujet du festival qui a lieu depuis 38 ans.
Des résidents du secteur auraient alerté PETA à ce sujet et l'organisme a diffusé en fin de semaine un communiqué dénonçant comme cruelles ces activités où les participants tentent d'attraper à mains nues un cochon ou un sanglier pour le déposer dans un baril ou lui enfiler des anneaux. L'organisme invite aussi les gens à contacter le comité organisateur et à lui demander de façon polie d'annuler ces activités. 
«Ce sont des activités terrifiantes et cruelles. Les cochons ont peur et courent pour leur vie. Il y a aussi des risques pour les participants qui peuvent se blesser ou attraper des maladies comme la salmonelle», poursuit Mme Vaughan, avouant qu'elle n'avait pas contacté les responsables du Festival. «Nous préférons qu'ils entendent l'opinion des gens du Québec et considèrent des alternatives sans cruauté.»
Des précédents
Mme Vaughan a ajouté que, à la suite des représentations de PETA, la foire du comté de Delaware, en Indiana, avait annulé une activité semblable il y a quelques jours. L'agente n'écarte pas la tenue de manifestations à Sainte-Perpétue, ajoutant toutefois que PETA ne souhaitait pas devoir se rendre jusque-là.
Au Festival du cochon, le directeur général Michel Jutras n'a pas voulu commenter la prise de position de PETA. «Nous, on fait ce que l'on pense être bon. S'il y en a qui n'aiment pas ça, c'est leur opinion», a-t-il brièvement déclaré, ajoutant que les déclarations de George Laraque n'avaient pas nui au festival l'an dernier.
En plus de lancer un appel au boycottage, l'ancien homme fort des Canadiens de Montréal, qui milite contre la cruauté animale depuis quelques années, avait qualifié de «dégueulasses» la course du cochon graissé et le défi des sangliers et dénoncé les personnalités publiques et les artistes qui s'étaient associés à l'événement.