Selon le porte-parole du Comiccon Jason Rockman, à Québec, les gens sont de plus en plus centrés sur le déguisement.

Personnages intergalactiques et monde jurassique en vedette au Comiccon

Superhéros, Vikings, Pokémons, personnages de la Guerre des étoiles… Il y en a pour tous les goûts et toutes les époques au Comiccon de Québec qui se déroule cette fin de semaine au Centre des congrès.

À l’ouverture des portes de la 5e édition, à 11h samedi, une foule de gens costumés ont entrepris de vagabonder de kiosque en kiosque, soit pour dénicher un objet pour enrichir leur collection ou tout simplement pour rencontrer d’autres personnes partageant les mêmes intérêts.

Lorsqu’on se promène entre les Darth Vader, les Capitaine America et les Wonder Woman, on arrive inévitablement devant le Ford Explorer de Martin Parent. Le véhicule ressemble à s’y méprendre à celui du film Le Parc jurassique de 1993.

L’an dernier, le Montréalais est allé jusqu’aux États-Unis pour trouver le véhicule utilitaire sport qu’il cherchait. Il a ensuite commencé à le modifier dans le but de se rapprocher de plus en plus de celui qu’on voit dans le film de Steven Spielberg. Marque de pneus, couleurs, marchepieds, antennes, couvre-volant… rien n’a été laissé au hasard.

«Parce qu’on va chercher tous les âges», c’est pour cette raison qu’il a choisi de travailler avec Le Parc jurassique. «Si on va dans un film trop vieux, les jeunes ne le connaissent pas. Si on va dans un film trop neuf, les vieux ne le connaissent pas», dit-il en faisant référence aux nouveaux opus de la série.

Le Ford Explorer de Martin Parent ressemble à s’y méprendre à celui du film «Le Parc jurassique» de 1993.

Le dessinateur mécanique a tout fait lui-même, sauf la peinture qu’il refile à des spécialistes pour qu’elle soit à son goût. «J’ai des commandes assez serrées, très sévères», lâche-t-il avec le sourire en coin.

Depuis juillet 2015, M. Parent parcourt les conventions du genre dans l’est du pays avec ses véhicules tirés du monde jurassique — il a également un Jeep Sahara aux allures du film.

Mais il n’est pas seul. C’est une affaire de famille. «Ils sont là avec moi tout le temps dans les conventions. Ma fille a les costumes de ses séries. […] Elle fait quelques mascarades, donc elle embarque un peu là-dedans aussi.»

Cette année, l’événement a décidé de se tourner vers la famille pour être plus accessible.

À 43 ans, l’homme veut vivre cette expérience encore quelques années, lui qui a toujours autant de plaisir à montrer sa réalisation. «50 % de mon plaisir c’est de le faire. […] De voir le monde qui me disent que c’est la plus belle chose qu’ils ont faite aujourd’hui, de s’asseoir dedans, de le prendre en photo, c’est l’autre moitié», explique-t-il.

Et si vous croyez que son véhicule reste dans le garage lorsqu’il n’est pas de sortie, détrompez-vous. M. Parent l’utilise pour se rendre au travail une fois par deux semaines. «Un véhicule, si tu ne veux pas qu’il te brise dans les mains, il faut que tu le roules.  Alors moi je vais travailler avec et des fois, une fois par mois, ma blonde le prend pour aller travailler», conclut-il.

Toujours aussi populaire

Le Comiccon de Québec a accueilli 50 000 personnes depuis sa première édition, il y a cinq ans. Cette année, l’événement a décidé de se tourner vers la famille pour être plus accessible.

D’ailleurs, selon le porte-parole Jason Rockman, à Québec, les gens sont de plus en plus centrés sur le déguisement. C’est pourquoi la mascarade (le défilé) est l’activité phare du week-end. On y attendait plus de 1000 personnes, samedi soir.

C’est également l’occasion pour certains commerçants de faire des affaires d’or, notamment pour les vendeurs de figurines. Un des employés de ces kiosques raconte que 60 % du chiffre d’affaires est réalisé lors du Comiccon.