Le député Jean-François Roberge, porte-parole de la Coalition avenir Québec en éducation

Pénurie d’enseignants: les partis d’opposition condamnent l’inaction des libéraux

Effet de l’austérité, mauvaise planification à long terme: les partis d’opposition tiennent le gouvernement libéral responsable de la pénurie d’enseignants qui risque de s’aggraver au cours des prochaines années.

«On a coupé le financement des écoles et des universités, et au même moment, on a dévalorisé la profession enseignante, avec des conditions d’enseignement exécrables. Tout ça, ça crée la tempête parfaite», illustre le député Jean-François Roberge, porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en éducation.

Selon M. Roberge, le gouvernement actuel souffre «d’apathie» face à cet enjeu de pénurie de personnel dans les écoles. Il espère que le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx et la ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David entendront les inquiétudes des doyens des facultés d’éducation, qui demandent une rencontre ce printemps pour trouver des solutions au problème.  

M. Roberge raconte que son parti travaille en ce moment à un plan de valorisation des enseignants, qui sera dévoilé au cours des prochains mois. «Ça va venir d’une certaine façon répondre à l’urgence, mais ça s’inscrit aussi dans une vision à long terme», indique-t-il. 

Deux mesures seraient toutefois faciles et rapides à appliquer selon la CAQ: réinvestir dans les facultés d’éducation au prochain budget et offrir un stage rémunéré aux étudiants en enseignement en fin de parcours. Lors de ce dernier stage de sept semaines, le futur prof doit prendre en charge sa classe.

Manque de vision, dit le PQ

Pour la députée Carole Poirier, porte-parole du Parti québécois (PQ) en éducation, cette pénurie d’enseignants dénote un manque de vision du gouvernement.

«Le gouvernement nous a imposé trois ans de précarité, sans aucune planification des impacts qu’aurait cette austérité-là. Vraiment, on a l’impression que c’est géré à la petite semaine», déplore-t-elle. 

La députée évalue que plusieurs enseignants épuisés sont en congé maladie ou ont quitté la profession parce qu’ils manquent d’aide dans leur classe. Un gouvernement du PQ prendrait le temps de s’asseoir avec les enseignants pour bâtir avec eux un plan de valorisation de leur profession.