«Du côté des Transports, ma responsabilité est de m'assurer que le pont reste sécuritaire et le pont est sécuritaire», a seulement ajouté le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

Pas un mot de Garneau sur le SRB

La présence à Québec du ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, n'aura pas permis d'éclaircir les intentions d'Ottawa quant au service rapide par bus (SRB) dont le destin pourrait maintenant être lié à la peinture du pont de Québec.
«Je vais passer la question à mon collègue Duclos», a lancé le ministre Garneau à propos du député de Québec et ministre de la Famille et du Développement social, Jean-Yves Duclos.
«Du côté des Transports, ma responsabilité est de m'assurer que le pont reste sécuritaire et le pont est sécuritaire», a seulement ajouté M. Garneau. Il a par la suite quitté la scène de la conférence de presse à laquelle il participait au Port de Québec, visiblement pressé par le temps.
La veille, M. Duclos avait lié l'avenir du projet de SRB entre Québec et Lévis et la peinture du pont du Québec en indiquant que la région devra faire des choix en matière d'infrastructures de transport en 2017.
Lundi, le ministre Duclos avait assuré que les 75 millions $ promis par le précédent gouvernement conservateur puis les libéraux de Justin Trudeau pour la peinture du pont de Québec sont «toujours là». Mais comme le coût des travaux de l'infrastructure propriété du CN est estimé à 400 millions $, il reste «un certain pas à franchir». 
Même discours mardi alors qu'il a réitéré que l'année qui commence permettra «de belles opportunités de développement en transport».
«Et le pont de Québec que l'on veut garder présente des enjeux de peinture et de structure. Le SRB va passer sur le pont, mais ça prend un pont qui soit d'apparence convenable», a-t-il dit mardi.
Présent lui aussi à la conférence de presse du Port, le maire de Québec, Régis Labeaume, n'a pas souhaité commenter le dossier.
«Chantage», dénonce Maltais
La députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, s'est pour sa part indignée du lien fait entre le projet SRB et celui de la peinture du pont.
«Il ne peut pas faire une espèce de chantage : choisissez un des deux projets. Une ville peut avoir de l'ambition et avoir deux bons projets, un qui est à l'intérieur des programmes réguliers du ministère des Transports pour le SRB et l'autre qui doit aller sur des fonds spéciaux parce que c'est la réparation d'une erreur historique du Parti libéral fédéral d'avoir cédé le pont de Québec au CN sans avoir prévu les sommes nécessaires» à son entretien, a-t-elle commenté. 
Mme Maltais tient à ce que les deux dossiers se réalisent puisque le SRB est la «priorité de tout le monde» dans la région de Québec tandis que la peinture du pont de Québec est une promesse électorale des libéraux fédéraux. Elle refuse de se contenter «d'un p'tit pont ou d'un p'tit bus».