La directrice générale du Carnaval de Québec, Mélanie Raymond, photographiée au Camp à Jos dans le parc de la Francophonie, a hâte que les gens voient le 64e Carnaval. Et même si on parle déjà beaucoup de la 65e édition, elle se défend d’offrir un événement de transition.

Pas un Carnaval de transition

Si le nouveau consultant vedette du Carnaval de Québec, Daniel Gélinas, a promis de «ramener le wow» à la fête lors de sa 65e édition, soit l’an prochain, la directrice générale de l’événement, elle, se défend d’offrir un 64e Carnaval de transition, «en attendant Daniel».

«Cette année, on a quand même injecté 500 000 $ de plus dans la programmation. On ne le fait pas en attendant. On le fait pour livrer un événement de grande qualité pour nos partenaires, pour les gens de Québec», affirme sans détour au Soleil Mélanie Raymond. «Moi, j’ai hâte que vous le voyiez, notre Carnaval. Je ne vais pas me présenter devant les médias quotidiennement en disant : “On a vraiment hâte à l’année prochaine! ” […]

«C’est pas Dieu le père, Daniel Gélinas, sans vouloir le dénigrer», lance-t-elle. «Il a eu des échecs, il a eu beaucoup de succès. On est allé le chercher pour faire un succès avec lui, mais le Carnaval n’est pas Daniel Gélinas, et ça ne deviendra pas le Festival d’été de Québec en hiver.»

Lorsque le nouveau rôle de Daniel Gélinas, anciennement directeur général du Festival d’été, a été dévoilé par l’équipe du Carnaval, en novembre dernier, les médias ont parlé d’un désir de changement, de renouveau, de transformation au sein de l’organisation. «Un peu à notre grand désarroi», admet Mme Raymond. «On n’est pas sur le point de vous annoncer qu’on rase tout, qu’on garde juste Bonhomme et qu’on va faire de la musique électronique en juillet. C’est pas ça! Le Carnaval va demeurer un carnaval d’hiver, et il y a des highlights qui vont assurément perdurer. Parce que dans l’analyse que Daniel fait avec son comité, il identifie quelles sont les pierres angulaires de l’événement, et on va les amener à un autre niveau. C’est ça aussi qu’il faut nuancer.»

Et les propos de Daniel Gélinas selon lesquels le seul intouchable de la fête en 2019 serait Bonhomme Carnaval? Il fallait le prendre avec humour, considère Mme Raymond. «Dans les faits, si on avait engagé quelqu’un qui s’appelle Nathalie Tremblay comme consultante, on ne serait pas en train d’en parler. […] Évidemment, Daniel n’avait pas le choix d’annoncer un peu ce que lui-même s’était donné comme mandat, mais son mandat s’inscrit dans un processus qui est déjà amorcé depuis 2016.»

Des Plaines au centre-ville

Ce processus a mené le Carnaval de Québec à sortir des plaines d’Abraham pour regagner le centre-ville de Québec. Car de la bouche même de la directrice générale de l’événement, «il y a deux ans, je ne veux pas dire que notre Carnaval était plate, mais il était dû pour du changement».

Deux ans plus tard, l’organisation dit «mission accomplie», et vise maintenant à «mieux diviser les sites», dont la distance entre chacun avait fait l’objet de quelques plaintes l’an dernier. «Vous allez voir, cette année, c’est vraiment plus compact, plus animé, parce qu’on exploite les sites au maximum.» Par exemple, la glissade de glace a été installée sur Grande Allée, tout juste devant le parlement, créant ainsi un lien entre le Camp à Jos (au parc de la Francophonie) et le Palais de Bonhomme (à la place de l’Assemblée-Nationale).

L’activité incontournable de cette 64e édition, selon Mélanie Raymond? Sans contredit Odyss Terre de Glace, cette expérience sons et lumières qui donnera vie au Palais de Bonhomme. «Le plancher va vibrer sous vos pieds, vous allez être surpris par un brouillard, par un vent, par de la lumière, par de la musique. […] Odyss, pour nous cette année, c’est un gros wow, et on a hâte de vous le faire découvrir.»

Le Carnaval de Québec se tient du 26 janvier au 11 février. Info : carnaval.qc.ca

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EN VUE DU COURONNEMENT

La cérémonie de mise en capsule. On parle ici d’une tradition protocolaire qui date de la première vie des duchesses, il y a de cela déjà 23 ans. Et comme la tradition se poursuit, les sept duchesses de cette année ont procédé jeudi, à l’hôtel de ville, à l’encapsulage de coupons à leur nom en vue du couronnement de l’une d’entre elles, vendredi soir.

Si la duchesse de Charlesbourg, Samantha-Kim Cantin, détient le plus grand nombre de capsules — elle en a accumulé 130 sur un total de 744 grâce à une prolifique vente de bougies —, c’est le hasard qui déterminera la future reine. En effet, tel que la tradition l’ordonne, la cérémonie prendra la forme d’un tirage au sort à l’issue duquel la duchesse ayant été pigée cinq fois sera couronnée reine.

Quelque 37 000 bougies du Carnaval ont été vendues jusqu’à maintenant, soit 2000 de moins que l’an dernier. Une baisse qu’explique l’organisation par la tempête du 13 janvier, qui aurait ralenti les équipes de porte-à-porte sur le terrain. 

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AU CARNAVAL LE 26 JANVIER

  • Couronnement de la reine et cérémonie d’ouverture : dès 19h au Palais de Bonhomme (à la place de l’Assemblée-Nationale)
  • Début d’Odyss Terre de Glace, dès 20h15 au Palais de Bonhomme