Pas de soucis si bébé ne fait pas ses nuits à un an, selon une nouvelle étude

MONTRÉAL - Les parents ne devraient pas trop s’inquiéter si leur bébé ne fait pas encore ses nuits à six mois, ni même à un an: une nouvelle étude n’a montré aucun lien entre cette situation et l’apparition de troubles du développement mental et psychomoteur.

Même si les attentes des parents sont grandes - tout comme leur propre désir de dormir - les auteurs de l’étude ont constaté qu’une grande proportion des nourrissons en bonne santé n’avaient pas atteint ce jalon tant recherché de «faire ses nuits» avant l’âge de six mois, voire de douze.

La recherche, à laquelle ont participé près de 400 nourrissons, a été réalisée par une équipe de recherche dirigée par l’Université McGill. Elle vient d’être publiée dans la revue «Pediatrics». Les participants provenaient de cliniques d’obstétrique de Montréal et de Hamilton, en Ontario.

Parmi d’autres constats, les chercheurs n’ont trouvé aucune corrélation entre le fait de «faire ses nuits» (c’est-à-dire une période de sommeil consécutif) chez les nourrissons et l’humeur postnatale des mères.

Par contre, ils ont aussi découvert que les nourrissons qui ne faisaient pas leurs nuits affichaient un taux d’allaitement considérablement plus élevé, ce qui procure de nombreux bienfaits à la mère et l’enfant, expliquent-ils.

La chercheuse principale de l’étude, Dre Marie-Hélène Pennestri, du Département de psychopédagogie et de psychologie du counseling de l’Université McGill et de la Clinique du sommeil à l’Hôpital en santé mentale Rivière-des-Prairies, espère que ces résultats viendront apaiser certaines craintes chez les parents.

Les observations faites lors de l’étude indiquent qu’il pourrait être bénéfique de mieux informer les parents au sujet du développement normal ? et de la grande variabilité ? du cycle veille-sommeil du nourrisson, plutôt que de se concentrer uniquement sur les méthodes et les interventions, telles les méthodes comportementales de type «5-10-15», affirme-t-elle.