Robert Pigeon, chef du SPVQ, l'inspecteur Christian Côté, responsable des opérations pour la GRC, et le lieutenant Jason Allard de la SQ, responsable des communications pour le G7, ont fait le point, mercredi après-midi.

Pas de périmètre de sécurité dans la capitale pour le G7

Québec sera l’hôte d’activités liées au Sommet du G7 début juin, mais les forces de l’ordre assurent qu’il n’y aura aucune entrave à la circulation ni de «périmètre de sécurité» dans la capitale… quoique des clôtures seront utilisées.

Nous savions déjà qu’un centre international des médias occuperait le Centre des congrès de Québec; quelque 2000 journalistes pourraient s’y retrouver. Mais il y aura plus, notamment la présence de milliers de délégués des pays du G7 (Canada, France, États-Unis, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Japon) qui débarqueront bientôt. Ainsi que les représentants de la dizaine d’autres pays invités dont les réunions se dérouleront toutes à Québec. 

«C’est à la fin de ce mois-ci que les délégations vont commencer à arriver», annonce la directrice générale du Bureau de gestion des sommets d’Affaires mondiales Canada, Louise Léger, en conférence de presse à Québec. Même si l’événement phare aura lieu au Manoir Richelieu de La Malbaie les 8 et 9 juin, les nombreux membres des entourages des chefs d’État seront ici bien avant. De deux à trois semaines avant, précise-t-elle.

Malgré les très nombreux visiteurs et les manifestations altermondialistes annoncées, le fédéral et les policiers se veulent rassurants : le niveau de risque est «modéré» et les citoyens subiront peu d’impacts, sinon de croiser des convois de dignitaires escortés par la Gendarmerie royale du Canada. 

«On anticipe un certain nombre de manifestations», convient le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon. «Mais il n’y aura pas de zones fermées. Il n’y aura aucun périmètre qui sera érigé.» 

N’empêche, la Sûreté du Québec dressera une clôture autour de l’Assemblée nationale, note le lieutenant Jason Allard. Un peu comme les soirs de spectacles de la Fête nationale.

Le Centre des congrès jouira également d’une certaine protection.

Et le SPVQ pourrait installer de-ci de-là d’autres clôtures si «le renseignement» [services de collecte de renseignements] leur indique qu’il y a une menace. Le dispositif sécuritaire sera cependant «très minime», affirme Robert Pigeon. C’est que les autorités ne veulent pas stimuler l’imaginaire contestataire, ne veulent pas dresser un mur qui pourrait devenir un symbole à abattre, comme ce fut le cas durant le Sommet des Amériques de 2001.

Les policiers évaluent donc, pour l’instant, que Québec vivra sereinement le Sommet du G7. Mais ils s’attendent à ce que de petits groupes plus radicaux tentent d’infiltrer les marches pacifiques.

M. Pigeon ne recommande cependant pas aux citoyens de changer leurs habitudes, début juin, ni aux commerçants de «placarder» leurs vitrines. Il ajoute néanmoins que d’autres communications aux citoyens auront lieu d’ici les 8 et 9 juin pour éclairer les Québécois quant aux éventuels impacts sur la circulation automobile, sur le transport en commun, sur la collecte des ordures…

Entre 8000 et 9000 policiers de la GRC, de la SQ, du SPVQ et du Service de sécurité publique de Saguenay seront déployés pour le Sommet du G7. Tout comme des militaires.