Il n'y aura pas de grève lundi à la STLévis.

Pas de grève à la STLévis

À défaut de s'être entendus sur les conditions de travail offertes aux chauffeurs, la direction de la Société de transport de Lévis (STLévis) et le syndicat des employés ont convenu de prolonger d'un mois la période de négociations. En résulte une levée de l'avis de grève générale illimitée, qui menaçait d'entrer en vigueur dès lundi matin.
«C'est d'un commun accord que les parties ont convenu de la nécessité de prendre un recul afin de trouver des solutions mutuellement satisfaisantes», peut-on lire dans un communiqué émis conjointement par les deux parties vendredi après-midi. «Par respect pour la population ainsi que l'ensemble des usagers de la Société de transport de Lévis, l'avis de grève est levé et le service sera offert comme à l'habitude dès lundi matin.»
La STLévis a indiqué qu'aucun autre commentaire ne serait émis à ce sujet. D'ailleurs, les parties s'engagent à ne pas commenter les négociations avant la fin du processus. Le Syndicat des chauffeurs d'autobus de la Rive-Sud n'a quant à lui pas retourné l'appel du Soleil vendredi.
Joute oratoire
Cette sortie conjointe survient au lendemain d'une nouvelle joute oratoire par médias interposés entre le président de la STLévis, Michel Patry, et le président du syndicat des chauffeurs d'autobus de la Rive-Sud, Stéphane Girard.
Jeudi, M. Patry a dévoilé son jeu à la presse, indiquant qu'il avait offert une hausse de salaire de 1,75 % pendant 5 ans à ses 107 chauffeurs, qui gagnent en moyenne 50 000 $ par année. Il s'est par ailleurs défendu de faire de l'«exploitation humaine», ce que prétend Stéphane Girard.
Plus tôt cette semaine, Michel Patry a accusé le président du syndicat de prendre la clientèle en otage en menaçant de déclencher une grève. 
Parmi les points qui achoppent dans la négociation, le fait que la STLévis ait recours à de la sous-traitance et le statut occasionnel de nombreux employés.