Konrad Sioui

Pas de casino à Sainte-Foy

Le grand chef Konrad Sioui caresse toujours le projet de voir la nation huronne-wendat administrer une maison de jeu. Mais il réfute l’information selon laquelle il voudrait construire un casino à Sainte-Foy.

L’élu de Wendake réagissait vendredi à une nouvelle parue le matin même. «Les Hurons veulent un casino à Sainte-Foy», titrait Le Journal de Québec, après une entrevue obtenue avec M. Sioui. Le journaliste y indiquait que la nation souhaite opérer un casino sur les convoités terrains de la Défense nationale près des centres commerciaux, boulevard Hochelaga. 

Le maire de Québec, qui voudrait aussi acquérir ces terrains excédentaires du fédéral pour y faire du ensemble résidentiel, a même commenté la nouvelle en disant qu’il se battrait «à mort» contre ce projet.

«Il n’a jamais été question de construire un casino à Sainte-Foy», lance le chef Sioui au Soleil comme il l’avait fait un peu plus tôt à Radio-Canada. Il confirme que le développement projeté n’inclut aucun casino, ni salon de jeu, advenant qu’Ottawa choisisse les Hurons-Wendat comme cessionnaire des 12,3 hectares de terrains vacants.

«Il y a une quinzaine de villages au Québec où il y a un casino», indique-t-il, disant vouloir poursuivre les discussions pour ouvrir ce qu’il appelle plutôt un salon de jeux. «Ouvrir un casino, ça demande d’immenses terrains et beaucoup d’argent. On avait plutôt pensé à un salon de jeux à même nos infrastructures hôtelières», précise M. Sioui. En 2014, il avait déjà évoqué l’idée d’un casino sur les terres des Premières Nations.

Il va plus loin, se disant prêt à démarrer des pourparlers avec Loto-Québec. «Ça peut même être à l’extérieur de nos terres. Par exemple, si c’était dans le Vieux-Port, est-ce que la nation pourrait être impliquée», questionne-t-il. 

M. Sioui précise aussi avoir discuté avec Michel Couturier (maire de La Malbaie). «Je ne veux pas porter atteinte à leur économie. Est-ce qu’on pourrait faire un projet dans lequel les gens de Charlevoix seraient impliqués», lance-t-il, sans vouloir élaborer davantage sur la forme que pourrait prendre une redistribution des profits entre chaque collectivité.

«Tout ça peut amener des problèmes sociaux si ce n’est pas bien géré. C’est pour ça que ça prend l’assentiment populaire. Il faut que ça appartienne à tout le monde», conclut le grand chef.