Un jeune migrant syrien dans un camp de réfugiés en Grèce.

«Pas besoin» des bases militaires pour les réfugiés syriens

À quelques jours de la date butoir que s'était fixée le gouvernement Trudeau pour l'accueil des 25 000 réfugiés syriens, tout porte à croire que les bases militaires rénovées pour leur arrivée ne seront pas utilisées.
Mercredi, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, a indiqué que nous étions au «point où l'on n'aura pas besoin des bases militaires». Un peu plus tôt, des hauts fonctionnaires n'avaient toutefois pas fermé complètement la porte à ce que les bases de Valcartier, près de Québec, et Trenton, en Ontario, soient éventuellement réquisitionnées. Ils excluaient qu'elles puissent être utilisées cette semaine.
Au début du mois, le recours aux bases militaires semblait pourtant pratiquement incontournable. Mais depuis, on a loué davantage de chambres d'hôtel et d'autres villes ont été désignées pour la réinstallation des réfugiés.
Les bases militaires ont été revampées pour permettre aux familles syriennes de s'y établir de façon temporaire, pendant quelques semaines. La Défense nationale n'a pu indiquer combien les rénovations avaient coûté, puisque les coûts réels ne seront disponibles que 90 jours après la fin de l'opération. En novembre, Radio-Canada évoquait toutefois un appel d'offres de 1,5 million $ pour des rénovations à la base de Valcartier.
«Des améliorations qui bénéficient aux troupes»
Le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, ne croit pas que l'argent ait été gaspillé. «On avait besoin de s'assurer que nous avions les bonnes installations en cas de besoin. [...] Ces améliorations bénéficient aussi aux troupes», a-t-il ajouté.
Le nombre total de réfugiés syriens arrivés au Canada s'élève désormais à 23 394 depuis le 4 novembre.