«C’est vraiment un bilan positif après trois mois d’ouverture. Dès le jour un, la clientèle était au rendez-vous. On est fier du produit qu’on offre aux clients», dit Daniel Tremblay, directeur général de la Coopérative des horticulteurs de Québec.

Pari gagné pour le Grand Marché [VIDÉO]

Malgré le scepticisme et les craintes, il semble que c’est un pari gagné pour le Grand Marché de Québec à ExpoCité. Après un premier été d’activités, le chiffre d’affaires est en hausse pour une majorité de marchands.

«Certain que je suis content», le propriétaire de So-Cho, le saucissier, répond sans détour. «S’il y a quelqu’un pour qui ça ne marche pas, c’est qu’il a un problème avec son service ou son produit. En juillet et en août, j’ai fait en 14 jours un chiffre d’affaires que je faisais en un mois au marché du Vieux-Port», raconte Guillaume Saint-Cyr.

Même son de cloche pour son voisin, la Tomaterie Saint-Pierre-les-Becquets. «On vendait autant certaines journées la fin de semaine que pendant la période de Noël», explique la dame au comptoir. Et c’est ainsi pour chaque commerçant interrogé lors du passage du Soleil.

«C’est vraiment un bilan positif après trois mois d’ouverture», se réjouit Daniel Tremblay, directeur général de la Coopérative des horticulteurs de Québec, gestionnaire des lieux. «Dès le jour un, la clientèle était au rendez-vous. On est fier du produit qu’on offre aux clients.»

M. Tremblay était aux premières à l’annonce de la fermeture du Marché du Vieux-Port pour témoigner aujourd’hui du scepticisme qui régnait sur la réussite de l’entreprise. «On a beaucoup parlé avec nos producteurs qui ont fait la transition depuis le Marché du Vieux-Port. Avec l’été qu’ils ont connu, ça a mis un point à leurs interrogations. Les chiffres d’affaires sont en croissance.»

Si aucune méthode de calcul de l’achalandage n’est encore en fonction, M. Tremblay remarque assurément un changement de clientèle. «Plusieurs sont venus retrouver leurs producteurs, mais c’est aussi une clientèle qui s’est rajeunie. Il y a plus de familles parce qu’il y a plus d’espaces, c’est plus aéré. Il y a plus de place pour circuler avec les poussettes et les paniers», analyse le dg. Il soutient aussi que le site est plus central et plus accessible, rejoignant une clientèle du nord de la ville.

Autre transformation, la clientèle de passage, dont les touristes, est moins présente. M. Tremblay parle maintenant d’une clientèle de destination, ce qui n’est pas pour lui déplaire. «J’échangerais n’importe 400 touristes pour un consommateur, lance-t-il. Les gens viennent pour consommer les produits. Ce qu’on veut, c’est ce genre de client qui revient chaque semaine pour consommer.»

Des irritants

«Tant qu’on n’aura pas fait un tour de roue complet, il y aura toujours des ajustements, reconnaît le directeur général. Ce qu’on avait imaginé fonctionne bien, mais il faudra améliorer certaines choses, dont le stationnement. Il y a toute de sorte de réflexion pour que ça soit plus fluide, surtout la fin de semaine. En même temps, c’est un beau problème. Ça veut dire qu’il y a beaucoup de monde.» Il rappelle qu’il y a 400 cases de stationnement réservées pour les utilisateurs du Grand Marché comparativement aux 180 que comptait le défunt Marché du Vieux-Port.

Il faudra aussi revoir le fonctionnement de la navette gratuite qui devait amener résidents et touristes du centre-ville vers le Grand Marché. À ce chapitre, les chiffres d’achalandage sont décevants, conclut-il.