Le maire de Lévis Gilles Lehouillier a tenu à se faire rassurant à nouveau en vue de la consultation publique de ce mardi, portant sur l’aménagement et le développement du parc des Chutes-de-la-Chaudière.

Parc des Chutes-de-la-Chaudière: Lehouillier rassurant en vue de la consultation publique

Le maire de Lévis Gilles Lehouillier a tenu à se faire rassurant à nouveau en vue de la consultation publique de ce mardi, portant sur l’aménagement et le développement du parc des Chutes-de-la-Chaudière. «Ne craignez rien, il n’y aura pas d’auberge qui va se construire sur le top des chutes, ce n’est pas comme ça que ça marche», s’est-il prononcé.

«Il y aura des investissements qui seront faits et il y aura un volet récréotouristique, mais il devra être très très très limité, parce que, vous allez le voir dans la présentation qu’on va faire, c’est vraiment un parc d’écoconservation à la grandeur», a précisé M. Lehouillier en marge du conseil municipal, lundi soir.

Rappelons que lors de la séance du 27 janvier dernier, le conseil de Ville avait adopté un projet de règlement afin de modifier les intentions d’aménagement du parc des Chutes-de-la-Chaudière. Le maire avait alors lancé l’idée de la possibilité d’aménager des activités du même type que celles du Village Valcartier à Québec, un propos qu’il a par la suite tenu à rectifier, en parlant plutôt d’«infrastructures d’accueil minimales». 

Zone récréotouristique  

«Pourquoi on fait une petite zone récréotouristique? C’est parce qu’il n’est pas exclu également qu’on ait des restaurants et quelques aménagements», a par la suite précisé Gilles Lehouillier, en ajoutant qu’un projet d’hébergement pourrait toujours être considéré. 

«On verra à la lumière des consultations, mais je veux rassurer les gens, ce sera avant tout de l’écoconservation», a-t-il réitéré. 

«Il va y avoir une zone d’accueil récréotouristique qui va être réservée à l’intersection des deux autoroutes dans une zone où il faut installer des structures d’accueil. On aimerait améliorer le stationnement, parce qu’il y a énormément de visiteurs qui y viennent chaque année», a-t-il mentionné en faisant allusion aux quelque 800 000 passants annuels. L’aménagement des installations sanitaires est aussi prévu. 

L’assemblée de consultation publique se tiendra ce 25 février à 19h, à la salle du conseil de l’hôtel de ville de Lévis. 

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15 MILLIONS DE LITRES D'EAU RÉCUPÉRÉS

Depuis 2012, la ville de Lévis estime avoir récupéré 15 millions de litres d’eau par la distribution de barils récupérateurs d’eau de pluie à la population. Le maire de Lévis Gilles Lehouillier a donc annoncé lundi soir que le programme environnemental sera renouvelé, avec 300 nouveaux «écobarils» disponibles.

En huit ans, 3100 barils ont été distribués sur le territoire de la Ville de Lévis pour inciter la population à économiser l’eau potable. Il est prévu que chaque remplissage permet d’économiser 200 litres d’eau potable.

«Autant de litres d’eau qui n’ont pas eu à cheminer dans le réseau de traitement des eaux», a indiqué M. Lehouillier. 

L’initiative de distribution annuelle sera poursuivie face à l’engouement des gens pour les «écobarils». «C’est volontaire de la part des gens [de s’en procurer un] et aussitôt qu’on les annonce, ils partent», s’est-il réjoui. 

Vers le zéro déchet

En marge de l’élaboration d’une politique environnementale, le premier citoyen considère que cette mesure s’inscrit dans la vision de la Ville d’accompagner les citoyens et d’atteindre le zéro déchet dans les années à venir.

«On aimerait atteindre le zéro déchet, a-t-il mentionné. On a la conviction profonde que dans la gestion des déchets, on peut y aller davantage à la source. Ce sont les petits gestes qui nous permettent d’avoir un poids environnemental.»

Les barils sont des contenants servant au transport d’aliments et sont d’ailleurs fabriqués à l’aide de matières recyclées, faisant en sorte de leur offrir «une nouvelle vie». «Le programme d’aide à l’acquisition d’un «écobaril» permet également de détourner les tonneaux des sites d’enfouissement», pouvait-on lire dans un communiqué émis à cet effet.

Une expérience pilote d’une durée d’un an est aussi en cours, alors qu’une trentaine de familles jouit d’un accompagnement pour les aider à tendre vers le zéro déchet. L’an dernier, 20 familles y avaient participé.