Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne
Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne

«Ouverture» de Téhéran envers Ottawa

La Presse Canadienne
OTTAWA — Le ministre des Affaires étrangères canadien, François-Philippe Champagne, s’est entretenu avec son homologue iranien tard en soirée mercredi.

M. Champagne soutient qu’il y a une «ouverture» de la part de l’Iran pour l’octroi rapide de visas afin d’offrir un meilleur accès à des services consulaires, afin d’aider à l’identification des victimes et pour assister dans l’enquête en cours.

Des employés sont déjà en route vers Ankara, en Turquie, afin d’assurer des services consulaires sur le terrain.

Le Canada ne sait toutefois pas encore quelle sera sa part de responsabilité dans cette enquête ou si des experts canadiens pourront examiner les boîtes noires.

«Pour l’instant, l’Iran a indiqué qu’il allait garder les boîtes noires chez eux, mais ils ont indiqué au président [Volodymyr] Zelensky de l’Ukraine que les enquêteurs ukrainiens auraient au moins accès à ces boîtes noires», a répondu M. Trudeau.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a dit jeudi avoir été «invité à se présenter sur le site de l’accident par le bureau d’enquête sur les accidents d’aéronefs de la République islamique d’Iran», en vertu de la Convention relative à l’aviation civile internationale.

«Nous avons accepté cette invitation et prenons des dispositions pour se rendre sur le site. Le BST collaborera avec les autres groupes et organisations qui sont déjà sur place», a indiqué le BST par communiqué.

Mais ce processus d’enquête pourrait prendre du temps. À la lumière de la tragédie de Malaysia Airlines, il pourrait se passer des années avant que les familles des victimes obtiennent des réponses à leurs questions.

«Quand on a regardé d’autres tragédies aériennes, on reconnaît que ces enquêtes complètes prennent un certain [...] temps. On est au deuxième jour et on est déjà en train de partager des conclusions préliminaires pour donner plus de réponses et plus de clarté aux citoyens et aux familles [...] qui souffrent énormément», a souligné M. Trudeau.

Il n’a pas voulu s’avancer sur les possibles répercussions si l’Iran refuse de coopérer. «Ce seront des conversations et des étapes que nous devrons contempler au fur et à mesure que les choses avancent s’il appert qu’il n’y a pas une enquête complète», a-t-il dit.

Le Canada n’a plus d’ambassade en Iran depuis la rupture diplomatique entre les deux pays en 2012.