Les faits entourant l’audience de remise en liberté de Jean Roy, 18 ans, sont frappés d’un interdit de publication.

Outrage à un cadavre en Gaspésie: le jeune de 18 ans libéré vendredi?

NEW CARLISLE — Le juge Robert Lévesque, de la Cour du Québec, décidera vendredi si Jean Roy, 18 ans, de Bonaventure, sera libéré en attendant la suite des procédures dans l’affaire d’outrage à un cadavre dans laquelle il est potentiellement impliqué.

La comparution d’un autre accusé, qui était d’âge mineur quand la dépouille d’une dame a été profanée les 5 et 6 mai, dans le charnier de Caplan, en Gaspésie, a été reportée au 1er juin. Il pourrait alors plaider coupable, selon son avocat, Yves Desbiens.

Cette comparution servira autrement d’audience sur sa remise en liberté, et d’occasion d’orienter la cause, si sa déclaration prend une autre tournure.

Les faits entourant l’audience de remise en liberté de Jean Roy sont frappés d’un interdit de publication. La procureure des poursuites criminelles et pénales, Florence Frappier-Routhier, s’est opposée à sa remise en liberté, s’appuyant sur la notion générale de confiance que doit avoir le public dans la capacité du système de justice de le protéger.

La procureure des poursuites criminelles et pénales Florence Frappier-Routhier a déposé un avis pour que l'un des accusés, d'âge mineur au moment des événements des 5 et 6 mai, obtienne une peine pour adulte, s'il est trouvé coupable ou s'il plaide coupable.

L’avocat de la défense, Bruno Vargas, a d’autre part opiné que le ministère public, représenté par Me Frappier-Routhier, n’avait pas démontré l’incapacité de l’entourage de Jean Roy de l’encadrer convenablement s’il est libéré.

L’autre accusé adulte dans cette affaire, Jérémie Bugeaud-Ferlatte, subira son enquête sur remise en liberté jeudi. Il est incarcéré à New Carlisle dans des conditions prenant en considération son état de vulnérabilité. Le quatrième accusé est d’âge mineur et il a été libéré le 11 mai.

Si jamais l’accusé d’âge mineur toujours détenu en centre jeunesse devait enregistrer un plaidoyer de culpabilité ou être trouvé coupable, la direction des poursuites criminelles et pénales pourrait demander que sa sentence tienne compte du fait qu’il est maintenant adulte. 

«Un avis a été déposé pour l’assujettissement de l’accusé à une peine pour adulte, mais ce n’est pas une demande officielle encore», indique Me Frappier-Routhier.

Les quatre accusés doivent aussi répondre à un chef d’entrée par effraction. Selon des éléments révélés dès les arrestations, la dépouille a été profanée notamment au moyen de coups assénés avec un objet contondant.

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