Le chantier maritime Davie a annoncé jeudi qu'il mettait à pied plus de 200 travailleurs parce qu'il tarde à obtenir un contrat de la Marine royale canadienne.

Ottawa prive Davie de «miettes», déplore Péladeau

Ottawa envisage de priver le chantier Davie d'un contrat qui ne représente pourtant que des «miettes» par rapport à ceux obtenus par la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique, déplore Pierre Karl Péladeau.
«Le gouvernement d'Ottawa vient de bloquer un contrat à la Davie, pourtant le chantier naval le plus efficace au Canada», a lancé le chef péquiste dans son allocution devant les délégués du Conseil national, samedi.
«Sur les 100 milliards $ de contrats navals qui seront octroyés par Ottawa, nous avions des miettes, a-t-il poursuivi. Alors que nous [le Québec] payons autour de 20 milliards $ de la facture, maintenant, nous n'avons plus rien. Tout un deal.»
Selon La Presse Canadienne, le fédéral a suspendu l'attribution du contrat de 700 millions $au chantier de Lévis pour la transformation d'un porte-conteneurs en navire de ravitaillement militaire. En outre, les concurrents des chantiers d'Halifax et de Vancouver auraient critiqué l'entente intervenue avec Davie.
Le porte-parole péquiste en matière de finances, Nicolas Marceau, explique que les contrats navals fédéraux distribués au pays, d'une valeur de 30 milliards $, s'élèvent à près de 100 milliards $ lorsque l'on tient compte de l'entretien. La part de Lévis est loin d'être démesurée, dit-il. «C'est beaucoup d'emplois, ce sont de gros investissements, ajoute M. Marceau. Moi, je n'en reviendrais tout simplement pas. [...] C'est déjà inacceptable que le Québec n'ait obtenu que ce contrat. Que ce soit remis en cause, ça montre que les priorités fédérales ne sont pas égales entre les régions. [...] Moi, des chèques de péréquation, je n'en veux pas. Ce que je veux, c'est du développement économique au Québec.»