OPTILAB: les directions d’établissements répliquent aux médecins

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Les directions des quatre établissements qui composent la grappe OPTILAB de la Capitale-Nationale et des Îles-de-la-Madeleine assurent que les patients profitent de la centralisation des laboratoires de biologie médicale, contrairement à ce que soutiennent des médecins de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Le CHU de Québec, le CIUSSS de la Capitale-Nationale, l’IUCPQ et le CISSS des Îles-de-la-Madeleine ont réagi samedi matin à notre reportage portant sur les impacts d’OPTILAB vus par des médecins de l’IUCPQ. 

Selon ces médecins, le processus décisionnel dans OPTILAB est lent, et les délais pour recevoir les résultats des tests et analyses sont trop longs pour les besoins spécifiques de l’IUCPQ, ce qui nuirait à la qualité des soins aux patients.

Dans un communiqué diffusé à 10h, samedi, les quatre établissements qui composent la grappe de la Capitale-Nationale et des Îles-de-la-Madeleine affirment au contraire que «ce sont d’abord et avant tout les patients qui profitent de la collaboration entre les partenaires dans le cadre d’OPTILAB», et que «les données l’illustrent clairement».

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Entre autres avantages, citent-ils: les deux centres hospitaliers de la région de Charlevoix ont bénéficié d’une augmentation de l’accessibilité (horaire des prélèvements bonifié et fonctionnement des laboratoires maintenant 24h par jour, sept jours sur sept), de nouveaux types d’analyse sont maintenant possibles aux Îles-de-la-Madeleine, dans Portneuf et dans Charlevoix, et les résultats de certaines analyses, comme les cultures d’urine, sont disponibles beaucoup plus rapidement.

Le CHU de Québec, l’IUCPQ, le CIUSSS et le CISSS soulignent également que 94% des analyses de l’IUCPQ sont encore faites localement dans cet hôpital. 

«Regrouper les appels d’offres et les contrats d’approvisionnement a permis une gestion du temps plus efficace et une réduction des coûts, défrayés par l’argent des Québécois», exposent encore les directions des quatre établissements.

Par ailleurs, depuis le début de la pandémie, OPTILAB aurait permis «l’amélioration de l’efficacité pour augmenter l’accès au test COVID». La production moyenne d’analyses au laboratoire de l’IUCPQ est ainsi passée de 27 tests par jour en avril à 415 tests quotidiens en septembre, et la capacité du laboratoire a dépassé le cap des 800 analyses par jour la semaine du 19 octobre, «soit une augmentation de 2 900 %», illustre-t-on.

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