Plusieurs familles étaient présentes aux portes ouvertes de la base militaire Valcartier afin d'en apprendre plus sur les emplois disponibles dans l'armée.

Opération séduction à la base de Valcartier

C’était journée portes ouvertes à la base militaire de Valcartier samedi. Promenade en véhicule blindé léger (VBL), parcours du combattant, tir au fusil sur simulateur, échanges avec les militaires des différents corps de métier du 5e Groupe-brigade mécanisé au Canada (GBMC) étaient au programme.

Une journée pour de futures vocations — les familles avec de jeunes enfants étaient nombreuses — et pour expliquer aux civils en quoi consiste le métier de militaire.

Arrivé en début de matinée, Le Soleil a pu constater que l’armée attire de nombreux curieux. La Base militaire de Valcartier s’attendait à recevoir 15 000 personnes en cette belle journée ensoleillée. L’an passé, 13 000 personnes se sont présentées à la journée portes ouvertes.

«On explique aux gens ce que l’armée canadienne fait en général. Les gens ne comprennent pas toujours ce qu’on fait. Cette question-là revient tout le temps. C’est l’occasion de pouvoir montrer notre métier», mentionne la lieutenante Geneviève Lachance, porte-parole pour l’événement. 

Le public a pu assister à différentes manoeuvres comme un saut en parachute avec atterrissage sur une cible, réalisé par des fantassins du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment, la construction d’un pont mobile par 12 hommes du 5e Régiment du génie de combat et une démonstration d’une attaque de section. En ce qui concerne le pont, les militaires ont soulevé pas moins de 6400 kg de matériel nécessaires à sa construction en moins de 10 minutes. 

Les visiteurs ont aussi pu grimper dans un VBL, véhicule qui peut transporter 10 hommes en plus du chauffeur. Le casque était alors obligatoire. L'accessoire en surprendra plus d'un par son poids imposant, à cause du kevlar.

Démonstration de combat par des militaires sur la Base de Valcartier.

Différents métiers 

Le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada est composé de huit unités: le 5e Régiment d’artillerie légère du Canada, le 12Régiment blindé du Canada, le 5e Régiment du génie de combat, le Quartier général et Escadron des transmissions, les 1er Bataillon, 2e Bataillon et 3e Bataillon, Royal 22e Régiment et le 5e Bataillon des services. S’ajoute à ce groupe quatre unités affiliées, la 5e Ambulance de campagne, le Détachement de la 1ère Unité dentaire Valcartier, le 5e Peloton de police militaire et le 430e Escadron tactique d’hélicoptère. 

L’armée prend en charge les études et la formation des personnes qui s’engagent. L’élève officier René Jean, futur pilote d’hélicoptère, s’est engagé dans l’armée après un passage chez les réservistes à l’âge de 17 ans. «J’ai appris c’était quoi le métier et j’ai décidé de continuer. Je suis un programme parallèle pour obtenir un diplôme universitaire en science, profil biologie, à l’Université Laval, tout en suivant des cours pour devenir par la suite officier et pilote», explique le jeune militaire.

Un parachutiste s'exécute durant un exercice aérien.

Les militaires de Valcartier sur le terrain

Le 5e GBMC est souvent sollicité pour venir en aide à la population lors de catastrophes naturelles. Il a notamment participé aux opérations d’aide pendant la crise du verglas en 1998 et les inondations printanières de 2017.

Sur la scène internationale, plus de 10 000 militaires ont été déployés depuis 1990. Ils sont intervenus en Bosnie-Herzégovine, en Croatie pour protéger les civils, en Haïti en 2010 lors du tremblement de terre et en Afghanistan. 

Actuellement, des membres du 5e GBMC participent aux Opérations REASSURANCE et UNIFIER en Europe et NABERIUS et PRESENCE en Afrique.

Les portes ouvertes de la Base militaire de Valcartier ont été une occasion pour le public de voir plusieurs véhicules utilisés dans l'armée.