Le conseil municipal renonce aussi via cet accord à se prononcer sur une loi qui devait être soumise au vote cette semaine et prévoyait d'importantes restrictions pour Uber.

Offensive politique de Uber pour sa reconnaissance au Québec

Le service américain de réservation de voitures avec chauffeur Uber a lancé lundi une campagne demandant aux citoyens québécois de faire pression sur leurs représentants politiques afin d'obtenir la légalisation du transport de passagers par des particuliers.
Comme dans beaucoup de villes dans le monde, les chauffeurs de taxi traditionnels au Canada s'opposent aux activités de la société américaine Uber et à ses chauffeurs.
Au Québec, le gouvernement provincial a engagé une concertation pour moderniser la profession de taxi tout en affirmant son opposition à Uber et le mois dernier Robert Poëti, «comme ministre des Transports», avait affirmé s'opposer «vigoureusement au transport illégal sous toutes ses formes».
La société Uber a décidé de s'appuyer sur l'opinion publique pour convaincre «les autorités concernées d'arrêter de limiter le choix des Québécois» en autorisant le système de voitures avec chauffeur, a indiqué Uber dans un communiqué.
L'avis des «centaines de milliers d'utilisateurs d'Uber et les dizaines de milliers de partenaires-chauffeurs» doit être pris en compte. Pour cela, Uber les invite à s'adresser directement à leur député pour faire pression sur le gouvernement afin de «soutenir l'innovation» du transport de passagers.
«C'est dans une approche collaborative que nous trouverons des solutions» pour satisfaire les besoins des clients et pas uniquement au bénéfice du «monopole du taxi», a indiqué Uber.
La profession de taxi au Canada relève de la législation provinciale.