Voilà un an que l’UL a lancé le projet pilote qui consiste à retarder d’une demi-heure (passer de 8h30 à 9h) le début de certains cours dans différentes facultés. À l’hiver 2019, 4 facultés ont participé, pour un total de 3100 personnes.

Objectif: réduire la circulation à l’Université Laval

L’Université Laval est un énorme générateur de déplacements dans la région, et l’institution multiplie les idées afin de réduire son impact sur la circulation. Son plus récent projet sur la modification des horaires de cours du matin a rapporté de bons résultats et se poursuivra à l’automne 2019.

Voilà un an que l’UL a lancé le projet pilote qui consiste à retarder d’une demi-heure (passer de 8h30 à 9h) le début de certains cours dans différentes facultés. À l’hiver 2019, quatre facultés ont participé, pour un total de 3100 personnes.

Pour la prochaine session à l’automne prochain, la Faculté des sciences et de génie se joindra à l’étude.

«Quand la majorité nous répond qu’elle est en accord avec la poursuite du projet et pour décaler un plus grand nombre de cours, on ne va pas contre la volonté des gens de notre communauté, on travaille avec eux pour trouver des solutions», explique Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l’Université Laval.

«C’est ce que l’Université a toujours voulu faire, faire partie de la solution en matière de transport à Québec. Ce n’est pas la seule et unique voie à suivre, ce projet-là s’ajoute au panier de mesures qu’on a en place. Que ce soit le laissez-passer universitaire, toutes les installations qu’on a pour favoriser le transport en vélo... des moyens comme ceux-là, il y en a plusieurs. C’est cette panoplie de solutions là qui peuvent avoir un impact important au final, c’est vraiment de diversifier les options qui fonctionnent pour notre communauté», ajoute-t-elle.

Résultats positifs

Pour récolter des données probantes sur le projet-pilote, un questionnaire a été envoyé aux 5700 personnes participantes depuis sa création, et 25 % d’entre eux ont envoyé leurs réponses.

«C’est un projet pilote auquel les facultés peuvent participer de façon volontaire. On doit aller dans la faculté rencontrer les gens qui s’occupent de la mise à l’horaire des cours, analyser la grille de cours et voir ce qui est possible de décaler d’une demi-heure. Ce n’est pas toujours possible. Il y a des facteurs qu’on regarde pour que l’horaire ne soit pas trop bousculé. Ça prend du temps, c’est une question de logistique», indique également Mme Stewart.

Parmi ces résultats, 78 % des répondants se déplaçant en automobile ou en autobus ont affirmé que la circulation pour se rendre sur le campus était moindre. Puis parmi les automobilistes (31 %), 74 % d’entre eux ont affirmé que le trajet pour se rendre sur le campus était moins long.

À la fin de l’année 2020, l’UL espère intégrer huit facultés dans le projet.

«L’objectif n’est pas de déplacer le problème, on veut étaler dans le temps les déplacements. Pour l’instant, on poursuit pour une troisième session le projet, si l’on poursuit après l’année 2020, il va falloir réévaluer tout ça. On va continuer à accompagner les facultés là-dedans avec des spécialistes», termine Andrée-Anne Stewart.