Le ministère de la Culture ignore quelle vocation auront les Nouvelles Casernes, récemment classées bâtiment historique.

Nouvelles-Casernes: Hamad veut travailler avec Québec

Puisque les propositions soumises à la Commission de la Capitale nationale du Québec (CCNQ) n'ont pas été convaincantes, le gouvernement veut désormais travailler avec la Ville de Québec pour faire revivre les Nouvelles-Casernes dans le Vieux-Québec.
C'est du moins ce qu'a soutenu ce matin le ministre de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, lorsqu'il a été questionné à la suite de la divulgation du résultat de l'appel de propositions lancé par le gouvernement péquiste pour occuper le bâtiment patrimonial. La CCNQ a reçu cinq projets, mais seulement deux ont obtenu la note de passage pour accéder à la seconde étape du processus.
Parce que ces propositions n'occuperaient que 10 % du site datant de l'époque de la Nouvelle-France, la CCNQ a jugé dans son rapport remis au gouvernement que cela était nettement insuffisant pour créer «une masse critique d'occupation» et la «synergie nécessaire pour faire renaître les Nouvelles-Casernes pour la réhabilitation de cet ensemble». Devant ce constat, elle a recommandé à Québec de mettre fin au processus de l'appel de propositions et de ne pas entamer la seconde étape du projet, prévue cet automne.
Or, M. Hamad n'a pas semblé démoralisé par la nouvelle. Au contraire, il s'est montré motivé à se retrousser les manches. «J'ai vu les résultats, on ne lâche pas, on va travailler avec la Ville. On va travailler avec le maire Labeaume pour voir qu'est-ce qu'on peut faire avec les Nouvelles-Casernes», a-t-il répété à plusieurs reprises, évoquant un partenariat avec la municipalité.
Trouver les meilleures idées
«On va prendre le temps pour trouver les meilleures idées et surtout, on va écouter la Ville parce que la Ville n'était pas tellement impliquée dans le premier processus de l'ancien gouvernement», a-t-il renchéri. Or, au mois d'août 2013, Régis Labeaume était aux côtés de l'ex-ministre Agnès Maltais lorsque celle-ci a annoncé qu'elle avait l'intention de procéder à un appel de propositions pour animer les infrastructures datant de la Nouvelle-France.
Plutôt que de se soumettre à l'appel de propositions officiel de la CCNQ, le maire a plutôt écrit une lettre à la présidente Françoise Mercure le 24 avril, veille de la date limite à laquelle les intéressés pouvaient soumettre leurs idées. M. Labeaume lui fait part de sa volonté pour travailler au projet de reconversion et évoque son souhait de développer un concept en lien avec la francophonie. En public, il a souvent parlé d'un centre de généalogie.
Par ailleurs, dans son document transmis au gouvernement, la CCNQ suggère de mettre sur pied un comité de veille afin de garder toutes les parties prenantes et les proposants retenus intéressés afin de «permettre le développement de projets tout au long des travaux de consolidation». Au coût de 20 millions $, ceux-ci doivent débuter en 2015 et se terminer en 2020.
Avec Valérie Gaudreau