L'administration Lehouillier a investi 2 millions $ pour aménager le nouveau tronçon de piste cyclable, inauguré vendredi.

Nouvelle piste cyclable au coeur de Lévis

Lévis a inauguré vendredi la piste cyclable du parc de la rivière Etchemin, nouvelle destination nature en plein coeur de la ville.
Le nouveau tronçon de 5,1 kilomètres longe notamment la rivière Etchemin.
L'administration Lehouillier a investi 2 millions $ pour aménager le tronçon de 5,1 kilomètres qui relie le populaire parcours des Anses le long du fleuve Saint-Laurent aux Sentiers La Balade de Saint-Jean-Chrysostome. Cela en longeant la rivière Etchemin, qui passe sous l'autoroute 20, ce qui évitera à plusieurs Lévisiens un passage périlleux sur l'avenue Taniata. Un belvédère et des aires de repos seront complétés cet automne.
Le maire Gilles Lehouillier a souligné que tous les travaux ont été réalisés en régie, par les employés municipaux pour une facture moindre et, anticipe-t-il, une qualité supérieure. 
Dans les prochaines années, il est aussi prévu d'ajouter une aire de glissade et un chalet de service sur le site de l'ancienne abbaye cistercienne incendiée en 2008. Les skieurs de fond pourront farter leurs skis et se réchauffer près d'un foyer - promesse du maire - avant de s'élancer vers les sentiers de Saint-Jean-Chrysostome. 
Des terrains appartenant à une dizaine de propriétaires, dont Énergie Valero qui a cédé une partie de sa ceinture verte, ont été acquis au coût de 1,8 million $ pour permettre les nouveaux aménagements. À terme, le parc de la rivière Etchemin s'étendra sur 403 hectares. «C'est trois fois et demi les plaines d'Abraham», a souligné à quelques reprises M. Lehouillier, lors d'une conférence de presse tenue sur place vendredi. 
C'est lui qui a insisté pour que les pentes du parcours cyclable, doublé d'une piste pour les piétons, ne dépassent pas les 6 %. Le maire cycliste tenait à ce que «la piste soit utilisable pour les familles... avec un peu d'effort bien sûr». 
Cet aménagement constitue une étape importante du projet de mise en valeur du fleuve et de ses affluents de la Ville de Lévis. Il est aussi en droite ligne avec le plan de développement du réseau cyclable qui prévoit l'interconnexion des quartiers lévisiens.
Ministère des Transports «tataouineux», dit Lehouillier
Le maire de Lévis peste contre le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui a tardé à libérer un terrain du CN pouvant servir au prolongement du parcours des Anses dans le secteur de Saint-Romuald. «Plus tataouineux que ça, ça se peut pas comme ministère», a laissé tomber Gilles Lehouillier vendredi.
Le maire a expliqué qu'il avait l'oeil depuis deux ans sur la voie ferrée désaffectée qui donne sur la rue des Trappistines et chemine vers le sud-ouest.
Le ministère des Transports, qui a droit de premier refus sur les terrains du CN, avait d'abord dit qu'il n'en avait pas besoin avant de se raviser et de signifier son intention de l'acquérir. La Ville de Lévis s'était donc résignée, même s'il s'agissait d'une solution facile pour prolonger sa piste cyclable qui aboutit aussi sur la rue des Trappistines, en bordure de la rivière Etchemin. 
Or voilà que le maire Lehouillier vient d'apprendre sur une pancarte à vendre que le provincial a de nouveau retourné sa veste et ne se portera pas acquéreur de l'emprise ferroviaire. 
«Le ministère des Transports nous bloque depuis deux ans là-dessus. C'est ma grande déception. Je viens d'apprendre qu'après deux ans de tataouinage, ils ne l'achètent pas. Plus tataouineux que ça, ça se peut pas comme ministère. C'est effrayant. On a perdu deux ans. On l'aurait acheté, on l'aurait pavé et tout serait fait déjà. C'est épouvantable», s'est emporté M. Lehouillier en conférence de presse au parc de la rivière Etchemin, vendredi. 
Le maire a ensuite précisé sa pensée aux journalistes : «Le terrain est à vendre. Ça ne nous donne pas beaucoup de temps pour se revirer de bord et dire qu'on va l'acheter.»
La Ville de Lévis considère que le terrain est toujours aussi stratégique pour le développement de son réseau cyclable. Il tente donc de trouver les «quelques millions» de dollars nécessaires pour acheter l'emprise de «quelques kilomètres». Les négociations avec le CN ne sont pas commencées. 
Il n'a pas été possible d'obtenir la version du ministère des Transports, vendredi.