Des propriétaires et des chauffeurs de taxi de Québec ont l'intention de manifester autour de l'Assemblée nationale, mardi.

Nouvelle manifestation des taxis de Québec

Des propriétaires et des chauffeurs de taxi de Québec comptent profiter de la rentrée parlementaire de ce mardi pour manifester autour de l'Assemblée nationale.
Le mouvement La révolte des taxis contre l'injustice avait bien dit, la semaine dernière, qu'il ne renonçait pas à ses moyens de pression, même si le gouvernement du Québec tiendra bientôt une commission parlementaire sur l'avenir de l'industrie. Au contraire, l'ouverture manifestée envers le service Uber, accusé de concurrence déloyale depuis des mois, déplaît à un grand nombre de chauffeurs de taxi. 
Une partie d'entre eux manifesteront, au volant de leur véhicule, autour de l'édifice de l'Assemblée nationale. Hicham Berouel, porte-parole des contestataires, estime qu'ils pourraient être «quelques centaines» et y passer «une bonne partie de la journée» de mardi. 
Le 28 janvier, environ 150 véhicules de taxi avaient bloqué l'accès à l'édifice de Revenu Québec à Sainte-Foy pour souligner «les contradictions du gouvernement dans le dossier d'Uber». 
Cette fois, ils demandent au provincial de faire appliquer les lois en vigueur, donc de sortir Uber du marché en attendant les résultats de la réflexion qui s'enclenche. «On n'est pas contre la commission parlementaire, mais en attendant, il faut que ça arrête», lance M. Berouel. 
Celui-ci répète que les chauffeurs de taxi subissent des pertes de revenus importantes en raison de la présence d'Uber, qui échappe à tout encadrement réglementaire pour le moment.