Le terrain à l’angle nord-ouest du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles, acquis pour 2,6 millions $, est trop petit et construire un stationnement souterrain ou étagé coûterait trop cher selon la Ville de Québec.

Nouvelle centrale de police: «manque flagrant de planification», dit Gosselin

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, Jean-François Gosselin, considère que l’administration Labeaume doit «revenir à la case départ» et revoir la planification de la future centrale de police afin de confirmer l’ampleur de la dépense et de répondre aux besoins des policiers.

Le leader de Québec 21 a réagi mercredi à la nouvelle du Soleil voulant que seulement la moitié des véhicules prévus en période de pointe pourront stationner autour de la centrale. Le terrain à l’angle nord-ouest du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles, acquis pour 2,6 millions $, est trop petit et construire un stationnement souterrain ou étagé coûterait trop cher selon la Ville de Québec. Des employés devront donc aller stationner leur voiture sur les terrains du Réseau de transport de la Capitale (RTC) situés 500 mètres plus loin sur la rue des Rocailles.

«C’est un manque flagrant de planification», a martelé M. Gosselin, qui invite le maire Régis Labeaume à «mieux planifier ses projets avant de les annoncer».

Lors de l’étude du budget, en décembre, M. Labeaume avait admis des erreurs dans ce dossier. «Je pense qu’on l’a fait entre nous autres sans en parler à la police et aux avocats. On en a échappé quelques-unes. Nos espoirs étaient vraiment exagérés», avait-il déclaré, alors que le budget remontait de 40 à 72 millions $.

Le chef de l’opposition évite de dire s’il faut changer de terrain ou investir davantage dans un stationnement à plusieurs niveaux. «C’est à eux d’arriver avec des solutions. (…) Il faut combler les besoins. Il ne faut pas faire le projet à moitié. Si les besoins sont de 700 cases de stationnement et qu’on en a seulement 325, ils ne sont pas comblés», a-t-il commenté mercredi.

M. Gosselin craint que la facture augmente encore et dresse un parallèle avec le projet de réseau structurant de transport en commun de 3 milliards $. «Il ne faut pas que ça devienne des désastres financiers!»