En mai, Jonatan Julien, alors sous la bannière de Régis Labeaume, avait claqué la porte de la formation politique.

Nouvelle centrale de police: Jonatan Julien ne veut pas témoigner

Même s’il est maintenant élu à l’Assemblée nationale, l’ex-conseiller municipal Jonatan Julien devrait revenir à l’hôtel de ville pour donner sa version des faits dans le dossier du «cafouillage» de la construction d’une nouvelle centrale de police à Québec, demande Québec21… Ce que refuse avec promptitude le ministre.

«Tout le cafouillage autour de la planification de la nouvelle centrale et de la réorganisation du service de police, faut que tout le monde soit présent pour venir nous donner leur version de l’histoire», pense le chef de l’Opposition officielle, Jean-François Gosselin. «On aimerait ça aussi que M. Julien soit présent.»

Québec21 a obtenu qu’un comité plénier soit organisé pour que les élus de la capitale puissent comprendre ce qui s’est passé. Cette assemblée annoncée pour l’automne pourrait être reportée au printemps.

Rappelons qu’en mai, Jonatan Julien, alors conseiller municipal sous la bannière de Régis Labeaume, avait claqué la porte de la formation politique. Le maire venait de le tenir responsable pour le dérapage du dossier : les médias avaient révélé que la centrale projetée à l’angle du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles ne coûterait pas 40 millions $, mais plutôt 72 millions $. En plus, le terrain choisi est trop petit pour loger les voitures des policiers.

Jonatan Julien a depuis été élu à l’Assemblée nationale sous la bannière de la Coalition avenir Québec. Cela n’empêche pas Jean-François Gosselin d’espérer qu’il se présentera à l’hôtel de ville pour s’expliquer. «M. Julien doit venir nous donner sa version des faits. Donc, on espère qu’il pourra se libérer. On a fait une demande.»

Le ministre caquiste de l’Énergie et des Ressources naturelles ferme la porte promptement. «M. Julien n’est plus en politique municipale et il a déjà eu l’occasion de s’expliquer», écrit au Soleil son attachée de presse, Claude Potvin. «Ce dossier relève de l’administration municipale et des élus de la ville de Québec.»

Outre le député de la CAQ, Québec21 escompte que le maire lui-même ainsi que les conseillers municipaux Patrick Voyer et Jérémie Ernould, responsables de la police et de la gestion des immeubles, seront entendus.