En plus des nouveaux midibus qui circuleront dans les quartiers centraux dès 2016, le RTC fera l'acquisition de 38 autobus articulés hybrides qui seront affectés au nouveau parcours Métrobus 804 ainsi qu'au parcours 7.

Nouveaux midibus du RTC: deux fois le prix d'un autobus standard

Les midibus hybrides que compte acheter le Réseau de transport de la Capitale (RTC) pour la desserte des quartiers centraux coûteront deux fois plus cher qu'un autobus standard fonctionnant au diesel.
En 2016, des midibus, véhicules de taille moyenne à mi-chemin entre le minibus et l'autobus standard, remplaceront les huit Écolobus circulant actuellement dans le Vieux-Québec. Il est prévu d'en ajouter 24 autres pour desservir les quartiers Cap-Blanc, Saint-Jean-Baptiste et Saint-Roch, où les chaussées sont plus étroites et les riverains plus incommodés par les bruits et les odeurs provenant de la rue. 
Une somme de 30 millions $ a été réservée à cette fin lors du dernier conseil d'administration du RTC. Le coût de base d'un midibus hybride est estimé à un peu plus de 800000$, sans compter les options et les équipements, les taxes ainsi que les risques liés au taux de change, puisque les constructeurs sont surtout américains et européens. Cela porte le prix unitaire à 940000 $. 
«Le règlement d'emprunt est un montant prudent et estimé afin que nous possédions la marge de manoeuvre nécessaire», nous écrit la porte-parole du RTC, Julie Drolet. 
Les 33 autobus diesel standards achetés en 2013 ont coûté un peu moins de 500000 $ chacun. Les prix augmenteront lors de la prochaine livraison, en 2015, puisqu'il s'agira alors de véhicules hybrides. De façon générale, ceux-ci coûtent 30 % plus cher que les modèles classiques, indique Serge Carignan, directeur technique d'AVT, société de gestion et d'acquisition de véhicules de transport qui dessert les neuf sociétés de transport du Québec. 
Malgré l'ajustement, à propulsion égale, la différence de prix entre un midibus et un autobus standard frôle les 300000 $. 
Le petit véhicule fait environ 30 pieds de long et compte généralement 25 places assises et une quinzaine de places debout contre une soixantaine au total pour le standard de 40 pieds. L'Écolobus, lui, mesure 26 pieds et peut accommoder une vingtaine de passagers. Ce minibus tout électrique, de conception italienne, a coûté environ un demi-million de dollars à l'achat et a été livré à temps pour le 400e anniversaire de Québec en 2008. Des problèmes de batteries ont forcé son retrait de la route en 2011. 
C'est grâce à un appel d'intérêt international, lancé au printemps par AVT, que le prix de départ des midibus a été établi. M. Carignan refuse de dire combien de fournisseurs se sont manifestés pour ne pas vicier le processus d'appel d'offres, mais assure qu'il y en avait de «partout dans le monde». 
Peu d'économies
Selon lui, il ne faut pas s'attendre à de grandes économies par rapport aux véhicules plus longs, puisque la technologie sous le capot et à bord est sensiblement la même. «Au fond, on enlève de l'espace vide, un peu de plafond et de plancher», résume-t-il. Les économies de carburant n'ont pas été chiffrées par le RTC.  
Québec n'est pas la seule à vouloir s'équiper de midibus. Saguenay, Lévis et Sherbrooke ont aussi exprimé des besoins. C'est au ministère des Transports du Québec, qui ramasse entre 75 et 85 % de la facture, de déterminer le processus d'acquisition. Soit il mandate AVT pour faire l'appel d'offres ou il autorise le RTC à procéder par lui-même. 
En prévision de 2016, le RTC a déjà eu le feu vert pour faire l'acquisition de 38 autobus articulés hybrides (62 pieds de long) qui seront affectés au futur Métrobus 804 et au parcours 7. Une enveloppe de 47 millions $ est prévue, l'équivalent de 1,2 million $ par véhicule. L'appel d'offres sur invitation s'adresse à deux manufacturiers canadiens, New Flyer (Manitoba) et Nova Bus (Québec). La filiale québécoise de Volvo a fourni l'essentiel des autobus urbains du Québec ces dernières années.