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Noël ailleurs 
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La famille Cruz-Jolicoeur avec le père Noël au centre commercial.
La famille Cruz-Jolicoeur avec le père Noël au centre commercial.

Du Brésil, la nostalgie des Noëls blancs

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
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Fuir l’hiver au prix de perdre les Noëls blancs : est-ce que le jeu en valait la chandelle? «Ça me manque, ce n’est pas Noël pour moi dans le Sud», avoue Marco Jolicoeur, expatrié au Brésil depuis 2009.

«Ici, il pleut presque tous les Noëls», affirme l’homme natif de Québec qui a vécu à plusieurs endroits dans le monde avant que l’amour ne l’attache plus particulièrement au Brésil.

Avec sa femme et ses deux filles, Marco vit aujourd’hui à Teresina dans la province de Piaui. «Tanné de l’hiver», il avait toujours envisagé de fuir le froid. 

Depuis son mariage à une Brésilienne en 2010, il est revenu trois fois au Québec, notamment pour partager un Noël blanc avec sa famille à la maison de sa mère à Québec. «Ma femme a adoré», affirme-t-il malgré la température de -40 degrés Celsius qui les a surpris durant le séjour.

À l’approche du temps des fêtes, les maisons sont moins décorées au Brésil qu’au Québec, note Marco. En décembre, sa famille se rend donc au centre commercial pour y admirer les décorations festives et prendre une photo avec le père Noël. 

Après le mail, une excursion à la plage est une tradition pour bon nombre de Brésiliens. «Tout le monde fête Noël à l’extérieur», remarque l’expatrié. La famille Cruz-Jolicoeur n’y échappe pas et s’y rendra du 17 au 22 décembre. Ces dates sont moins achalandées, précise sa femme, Thais Liana Rodrigues Cruz Jolicoeur, qui s’est jointe à la discussion virtuelle pour compléter les réponses de Marco qui a accepté de correspondre tout en étant occupé par son travail. 

Marco Jolicoeur a accepté de correspondre avec <em>Le Soleil</em> tout en étant fort occupé par son travail en construction.

En plus de son emploi en construction, il était également propriétaire de deux parcs d’hébertisme «arbre en arbre» avant que la pandémie ne mette à mal ces affaires et le force à vendre l’un d’eux. «L’autre devrait suivre», se désole-t-il. «Ce n’est pas drôle la COVID au Brésil. On est le deuxième pays le plus affecté.»

Le temps des fêtes sera donc un peu différent cette année. «Ils vont interdire les grosses réunions familiales et donner des amendes», rapporte Marco. Les barbecues sur la plage sont interdits ainsi que les attroupements de personnes en général. Les bars ferment à 17h les soirs de semaine et tout est fermé durant la fin de semaine, partage-t-il.

Cette année, la famille Cruz-­Jolicoeur prévoit tout de même un souper de Noël familial avec les parents de Thais Liana qui sont leurs voisins. «Plus tard dans la soirée, “papa Noël” vient porter les cadeaux sous l’arbre et on réveille les filles à minuit. Je suis vieux jeu», raconte-t-il en rigolant.