Shaolin Chen, sa conjointe Annabelle et leur fille Alice ont fait le trajet Toronto-Sainte-Anne-de-la-Pérade pour pêcher le poulamon.

Neuf heures de route pour du poulamon

Sainte-Anne-de-la-Pérade — La 80e saison de la pêche aux petits poissons des chenaux a été lancée mardi matin comme prévu et de nombreux amateurs de poulamon étaient déjà au rendez-vous, dont une famille de Toronto qui n’a pas hésité à rouler durant neuf heures pour venir vivre l’expérience de la pêche au poulamon à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Grâce au froid mordant des derniers jours, le village de pêche est déjà bien aménagé sur un épais couvert de glace. C’est le décor qui s’est offert à Shaolin Chen, sa conjointe Annabelle et leur fille Alice après qu’ils aient parcouru plus de 700 km, lundi, un trajet marqué par d’importantes chutes de neige et de bourrasques de vent bien senties en ce jour de Noël.

«On a fait des recherches sur Internet pour de la pêche sur glace. Il y en a à Toronto, mais ici, c’est bien plus agréable et romantique», commente Shaolin Chen, ravi par cette première visite à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Les Chen avaient attrapé deux poulamons lors du passage du Nouvelliste, mardi en début d’après-midi. Alors qu’Alice saluait la visite en français, la famille semblait avoir bon espoir d’en capturer davantage, elle qui a l’intention de manger le poulamon en soupe.

«On nous a dit que les poulamons, ici, sont les meilleurs! C’est un bel endroit pour la famille, les enfants. On devrait revenir l’an prochain», mentionne M. Chen, un membre de la communauté asiatique, une clientèle en progression qui représente maintenant près de 20 % des visiteurs à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Si cette famille en était à sa première présence sur la glace de la rivière Sainte-Anne, Claude Hivon les compte par plusieurs dizaines. Le fils de Jean-Paul Hivon accompagnait son père il y a une cinquantaine d’années lorsque ce dernier était parmi les premiers pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. Celui qui a pris la relève de l’entreprise familiale en 2000 avec son frère Christian prévoit que la saison 2017-2018 sera positive.

«La semaine s’annonce bonne. Ça commence à mordre, entre 50, 60 et 100 poissons par chalet, et on a des réservations. C’est important d’avoir un bon début de saison», raconte M. Hivon, rencontré dans ce village de pêche où 400 des 500  halets sont déjà installés.

En plus de 50 ans à travailler dans cette industrie saisonnière, M. Hivon a été en mesure de constater une certaine évolution.

«Ce qui a le plus changé c’est la clientèle. C’est plus familial aujourd’hui. Avant, les gars des shops de Trois-Rivières arrivaient à n’importe quelle heure pour venir à la pêche. Et ça prenait un coup. Le monde était plus malcommode avant. Aujourd’hui, la clientèle est plus agréable!»

Le virage familial est dorénavant bien implanté à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Avec les nombreuses activités organisées durant toute la saison, l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne estime que les ingrédients sont en place pour connaître une saison aussi bonne, sinon meilleure que la dernière.

«En 2016-2017, on a environ 105 000 visiteurs. On souhaite avoir plus de 100 000 visiteurs cette année», déclare Steve Massicotte, président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

Si M. Massicotte démontre autant d’enthousiasme, c’est que l’hiver s’est installé depuis plusieurs jours. Le froid annoncé pour la semaine à venir permettra au couvert de glace de passer de 15 à 20 pouces d’épaisseur. Ce niveau d’épaisseur permet d’atteindre une sécurité maximale assurant de traverser les éventuelles périodes de redoux et de se rendre sans pépin jusqu’à la fin de la saison, le 18 février. 

«Quand il y a de la neige, les gens sont dans l’ambiance de l’hiver. C’est comme ça pour toutes les activités hivernales comme le ski, la motoneige. Et notre clientèle provient des grands centres. Quand les grands centres sont en hiver, les gens se sentent prêts pour les activités hivernales.»

Montréal et Québec amènent leur lot de visiteurs, mais la Mauricie est encore et toujours un bon bassin de clients qui reviennent fréquemment à la pêche au poulamon. Selon M. Massicotte, les pourvoyeurs accueillent une troisième génération de pêcheurs.

«On a aussi des gens qui sont venus il y a une vingtaine d’années, à une époque où c’était plus festif. Ils savent qu’ils sont venus à la pêche, mais ne s’en souviennent peut-être pas!»

Selon M. Massicotte, quelque 800 millions de poulamons viennent chaque année dans la rivière Sainte-Anne. Entre deux et trois millions sont pêchés annuellement.

Claude Hivon est copropriétaire du centre de pêche JP Hivon.

Si cette famille en était à sa première présence sur la glace de la rivière Sainte-Anne, Claude Hivon les compte par plusieurs dizaines. Le fils de Jean-Paul Hivon accompagnait son père il y a une cinquantaine d’années lorsque ce dernier était parmi les premiers pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. Celui qui a pris la relève de l’entreprise familiale en 2000 avec son frère Christian prévoit que la saison 2017-2018 sera positive.

«La semaine s’annonce bonne. Ça commence à mordre, entre 50, 60 et 100 poissons par chalet, et on a des réservations. C’est important d’avoir un bon début de saison», raconte M. Hivon, rencontré dans ce village de pêche où 400 des 500  halets sont déjà installés.

En plus de 50 ans à travailler dans cette industrie saisonnière, M. Hivon a été en mesure de constater une certaine évolution.

«Ce qui a le plus changé c’est la clientèle. C’est plus familial aujourd’hui. Avant, les gars des shops de Trois-Rivières arrivaient à n’importe quelle heure pour venir à la pêche. Et ça prenait un coup. Le monde était plus malcommode avant. Aujourd’hui, la clientèle est plus agréable!»

Le virage familial est dorénavant bien implanté à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Avec les nombreuses activités organisées durant toute la saison, l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne estime que les ingrédients sont en place pour connaître une saison aussi bonne, sinon meilleure que la dernière.

«En 2016-2017, on a environ 105 000 visiteurs. On souhaite avoir plus de 100 000 visiteurs cette année», déclare Steve Massicotte, président de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

Steve Massicotte amorce sa cinquième saison à la présidence de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne.

Si M. Massicotte démontre autant d’enthousiasme, c’est que l’hiver s’est installé depuis plusieurs jours. Le froid annoncé pour la semaine à venir permettra au couvert de glace de passer de 15 à 20 pouces d’épaisseur. Ce niveau d’épaisseur permet d’atteindre une sécurité maximale assurant de traverser les éventuelles périodes de redoux et de se rendre sans pépin jusqu’à la fin de la saison, le 18 février. 

«Quand il y a de la neige, les gens sont dans l’ambiance de l’hiver. C’est comme ça pour toutes les activités hivernales comme le ski, la motoneige. Et notre clientèle provient des grands centres. Quand les grands centres sont en hiver, les gens se sentent prêts pour les activités hivernales.»

Montréal et Québec amènent leur lot de visiteurs, mais la Mauricie est encore et toujours un bon bassin de clients qui reviennent fréquemment à la pêche au poulamon. Selon M. Massicotte, les pourvoyeurs accueillent une troisième génération de pêcheurs.

«On a aussi des gens qui sont venus il y a une vingtaine d’années, à une époque où c’était plus festif. Ils savent qu’ils sont venus à la pêche, mais ne s’en souviennent peut-être pas!»

Selon M. Massicotte, quelque 800 millions de poulamons viennent chaque année dans la rivière Sainte-Anne. Entre deux et trois millions sont pêchés annuellement.