Accusée du meurtre non prémédité de sa fille de deux ans et d’outrage à un cadavre, Audrey Gagnon a vu sa cause être reportée au 11 septembre.

Mort de la petite Rosalie: report du dossier d'Audrey Gagnon

Le dossier d’Audrey Gagnon, cette mère accusée du meurtre non prémédité de sa fille Rosalie, deux ans, et d’outrage au cadavre de l’enfant, a été reporté au 11 septembre, toujours à l’étape préliminaire de l’orientation.

La femme de 23 ans, détenue durant les procédures, n’était même pas présente à l’audience. La Couronne avait consenti à son absence pour cette étape routinière. La défense a demandé ce délai de trois mois pour continuer à analyser le dossier.

Audrey Gagnon est aussi accusée d’entrave et d’incendie criminel pour avoir mis le feu à son matelas dans sa cellule après son arrestation.

Deux mois après sa comparution, l’accusée n’a toujours pas présenté de requête pour une remise en liberté durant les procédures à la Cour supérieure.

Selon l’acte de dénonciation, le meurtre au second degré de la petite Rosalie et l’outrage envers un cadavre auraient été commis le 17 avril 2018, sensiblement au même moment.

Décédée depuis 24 heures

Lorsque la police de Québec a publié son avis de recherche pour retrouver Audrey Gagnon et sa fille, le 18 avril, l’enfant était déjà décédée depuis 24 heures.

La poussette ensanglantée de Rosalie a été trouvée dans le parc Bon-Air à Charlesbourg le 18 avril au matin.

La jeune mère a été localisée avenue Gaspard en après-midi le même jour. Elle aurait conduit les policiers sur l’avenue de Gaulle, jusqu’au bac à ordures où se trouvait le corps de la petite. L’enfant aurait reçu une dizaine de coups de couteau.

Audrey Gagnon avait de graves problèmes de consommation de drogue et a été expulsée d’une maison d’hébergement pour femmes en détresse le 12 avril.