Les élèves de Gino Nicole (au centre), qui participeront aux championnats mondiaux de la First Lego league, ont imaginé une façon de trouver de l’eau sur Mars en créant les plans d’un distillateur solaire. Ils ont bâti et préprogrammé des robots pour accomplir diverses tâches comme déposer des satellites ou recueillir des astronautes.

Mondiaux de la First Lego League: une équipe de Charlesbourg dans la course [VIDÉO]

Pour une quatrième fois en cinq ans, une équipe de la Polyvalente de Charlesbourg participera, du 24 au 27 avril à Detroit, au championnat mondial de la First Lego league, une compétition de robotique destinée aux élèves du secondaire qui doivent bâtir et programmer des robots faits à partir de blocs Lego pour accomplir diverses tâches à partir d’un thème commun. Derrière ces jeunes passionnés, un enseignant tout aussi passionné : Gino Nicole, qui entraîne depuis 2014 ces jeunes de deuxième secondaire.

«Je m’amuse avec des Legos depuis que je suis petit et j’avais vu, dans un congrès de science, une conférence sur la façon de faire des mathématiques et des sciences avec des Legos. C’est comme ça que j’ai introduit ça dans mes cours», explique le professeur de chimie qui a aussi monté de toutes pièces un programme de robotique, et dont la classe ferait écarquiller les yeux à tous les amateurs de la fameuse petite brique de plastique avec ses 50 000 pièces de Lego et 70 robots.

«Au cours des cinq dernières années, nous avons participé à la finale québécoise à Montréal et à quatre reprises, nous avons terminé premiers ou deuxièmes, ce qui nous donnait un laissez-passer pour la finale aux États-Unis», explique-t-il. D’abord la seule école de la capitale à présenter des participants à ce concours, l’initiative de la Polyvalente de Charlesbourg a maintenant fait des petits dans une vingtaine d’écoles de Québec.

Thème spatial

Cette année, les jeunes avaient comme thème d’identifier un problème que vivent les astronautes dans un trajet de longue durée. Les jeunes de Charlesbourg ont choisi d’imaginer une façon de trouver de l’eau sur Mars en créant les plans d’un distillateur solaire. Ensuite, ils ont créé et préprogrammé des robots pour accomplir diverses tâches comme déposer des satellites, recueillir des astronautes.

«Le robot doit réaliser le plus de missions possible en deux minutes et demie», indique le professeur en soulignant que ses élèves travaillent sur leur projet le mardi soir, le jeudi soir et le samedi. «Je prends 75 élèves par année dans le programme et j’en refuse autant. Le projet atteint son objectif d’intéresser les jeunes aux sciences et à l’ingénierie. D’ailleurs, plusieurs de la première cohorte ont continué dans cette veine et envisagent de s’inscrire à l’université dans des domaines liés à la robotique», poursuit M. Nicole.

Aux États-Unis, les représentants de l’équipe des Huskies de Charlesbourg figurent toujours bien, même si certains de leurs adversaires européens peuvent avoir jusqu’à 17 ans, alors qu’eux ont 13 ou 14 ans. 

«Il y a là-bas une centaine d’équipes de 85 pays, et on finit toujours dans la moyenne, autour de la 50e position», termine Gino Nicole.

En attendant leur grande compétition américaine, les jeunes robotistes en herbe participeront à une compétition amicale à la Bibliothèque Paul-Aimé-

Paiement, le 13 avril, à l’occasion de l’événement Pop numériQC.