Monde

Une bactérie rare tue 6 nouveau-nés en Afrique du Sud

JOHANNESBURG — Les autorités sanitaires sud-africaines ont annoncé la fermeture de plusieurs services d'un hôpital public de Johannesburg, dont sa maternité, après la mort de six nouveau-nés victimes d'une infection rare par la bactérie Klebsiella pneumonia.

Situé dans l'est de la plus grande ville du pays, l'hôpital Thelle Mogoerane, dans le township de Vosloorus, est confronté depuis juillet à une série de contaminations par cette bactérie, résistante aux antibiotiques usuels, a révélé dimanche le ministre sud-africain de la Santé, Aaron Motsoaledi.

«Nous ne pouvons plus accueillir de nouveau-nés là-bas», a ajouté M. Motsoaledi devant la presse.

Naturellement présente dans certains organes, la bactérie Klebsiella pneumoniae peut s'avérer dangereuse lorsque le système immunitaire du patient est affaibli et provoquer des infections susceptibles d'être fatales.

Les personnes affectées ont été transférées dans d'autres établissements hospitaliers de la région.

Lors de sa conférence de presse, le ministre de la Santé a attribué l'infection à la surpopulation des établissements de santé de la région qui, a-t-il déploré, ne permet pas d'appliquer les mesures normales de prévention des infections.

Dans la province du Gauteng (nord) qui abrite Johannesburg et la capitale Pretoria, les maternités et autres services de néonatologie affichent un taux d'occupation de 132 %.

Une partie de cette suroccupation est due à la présence dans la province de nombreux étrangers venus des pays voisins, dont le Zimbabwe, en Afrique du Sud pour s'y faire soigner.

Monde

Hong Kong: après le typhon, le parcours à obstacles pour aller travailler

HONG KONG — Les Hongkongais ont dû crapahuter au-dessus des arbres arrachés et des piles de débris divers lundi pour essayer d'aller au travail. La mégapole hyperactive faisait tout pour retrouver son rythme normal après un typhon dévastateur.

Les gens se pressaient dans des stations de métro bondées pour tenter de monter dans des trains bien moins fréquents qu'à l'accoutumée du fait de dégâts sur des lignes à haute tension. Tous les autobus ont été annulés car de nombreuses routes étaient bloquées par les arbres.

Pour certains, aller au travail s'apparentait à une course à obstacles pour franchir les branches cassées, les arbres déracinées et même des voies ferrées. Les écoles étaient fermées, les équipes de la voirie tournaient à plein régime mais beaucoup de Hongkongais reprochaient à Carrie Lam, la cheffe du gouvernement de l'ancienne colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine, de ne pas avoir décrété un jour de congé.

Comme on lui demandait pourquoi, Mme Lam a expliqué à la presse qu'il revenait aux employeurs de prendre ce type de décision, ajoutant cependant qu'ils ne devaient pas pénaliser les employés qui arriveraient en retard ou qui ne pourraient pas venir.

La photo d'une foule immense de voyageurs serrés comme des sardines dans la station de métro de Tai Wai et accompagnée du mot clic #thankscarrie faisait fureur sur les réseaux sociaux.

«Il y avait des arbres partout, pas de voitures, pas de bus», a déclaré à l'AFP David Milligan, un avocat qui travaille à Central, le quartier d'affaires en plein coeur de l'île de Hong Kong. «J'ai mis mes baskets car je savais que j'aurais à crapahuter.»

Le typhon Mangkhut a fait 65 morts aux Philippines, selon le dernier bilan. Personne n'a péri à Hong Kong mais plus de 300 habitants ont été blessés.

Bouche bée, des employés prenaient des photos de gratte-ciel aux fenêtres éventrées.

Vacarme des scies

Hong Kong résonnait du bruit des scies et des marteaux-piqueurs. Des ouvriers s'affairaient à dégager les routes et à réparer les immeubles endommagés. Beaucoup de vitres ont explosé sous l'effet de la violence du vent, des toits se sont envolés et des panneaux de signalisation se sont renversés.

Les zones côtières étaient jonchées de débris et de rochers apportés par les vagues géantes.

À Tseung Kwan O, quartier de la partie continentale de Hong Kong hérissé de tours, des habitants racontaient la terreur éprouvée pendant la tempête.

«Je sentais l'immeuble vaciller. La famille voulait descendre dans le lobby au rez-de-chaussée mais les ascenseurs ne fonctionnaient plus», raconte une habitante de 62 ans qui se présente sous son nom de famille, Mme Fu.

À Lei Ye Mun, un village du bord de mer réputé pour ses restaurants de poissons, les habitants tentaient de se frayer un passage à travers les rochers, le verre et les branches.

De cette petite localité située au niveau de la mer, on voit bien les gratte-ciel de Hong Kong. Mais l'habitat est constitué de petites maisons auxquelles on accède par de minuscules allées. Les vagues ont déferlé sur le village et ont inondé les voies et les habitations.

Les gens évacuaient lundi de l'eau boueuse de leur maison. Meubles et électroménager étaient détruits dans de nombreuses habitations, dont celle de M. Cheng.

Il a expliqué à l'AFP qu'il avait passé des mois à reconstruire sa maison après le passage du typhon Hato l'année dernière. «Je vais gérer ça calmement», dit-il, ajoutant qu'il préférerait habiter une tour mais que l'attente pour obtenir un logement social était trop longue.

Certains ont évacué leur domicile avant l'arrivée du typhon mais d'autres ont préféré rester.

«Notre maison venait d'être refaite», raconte M. Ng, qui a donc construit ses propres protections avec des sacs de sable et des morceaux de bois, écopant au fur et à mesure de l'arrivée de l'eau.

Monde

Ouragan Florence: des dommages qui se comptent en milliards $

FAYETTEVILLE — De nombreuses régions restaient inondées lundi dans le sud-est des États-Unis après le passage de l'ouragan Florence, qui a fait au moins 23 morts et causé des dommages qui pourraient atteindre des milliards de dollars.

Florence, désormais rétrogradée en dépression tropicale, devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d'eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l'ouest de la Virginie, selon les services météorologiques.

Les autorités redoutaient des glissements de terrain, des ruptures de barrages ou des nouvelles crues de rivières.

«C'est une tempête historique qui se poursuit, certaines zones n'ont pas encore subi le pire des inondations», a averti le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, évoquant un «désastre monumental pour notre État» lors d'une conférence de presse lundi.

Les autorités de gestion des urgences de cet État ont fait savoir lundi soir que le bilan s'était alourdi à 25 morts, contre 17 auparavant. Six autres décès ont été confirmés par celles de Caroline du Sud.

La pluie s'était arrêtée lundi mais les précipitations ont fait déborder de nombreux cours d'eau, comme les rivières Neuse et Cape Fear. Des routes ont été coupées, notamment la grande autoroute 95 qui traverse les deux États.

Plus de 480 000 foyers étaient toujours sans électricité lundi matin, selon le département de la sécurité publique de Caroline du Nord, l'État le plus touché par les intempéries où des ordres d'évacuation restaient en vigueur dans plusieurs comtés.

Plus de 300 personnes étaient toujours hébergées dans un refuge de la Croix-Rouge établi sur le campus de l'université de Caroline du Nord, près de Raleigh, la capitale de l'État. D'autres devaient arriver dans la journée en provenance d'autres centres d'accueil contraints de fermer dans les régions plus à l'est, menacées par les inondations.

Monde

Une délégation de Québec au coeur du typhon en Chine

Le directeur du Centre des congrès de Québec, P.-Michel Bouchard, a vécu le typhon Mangkhut de très près. Lui et cinq autres Québécois — dont Bonhomme Carnaval! —, ont dû évacuer d’urgence le Centre des congrès de Canton.

Actuellement en Chine pour présenter la ville et l’aéroport de Québec aux Chinois, les six Québécois ont vécu tout un moment de stress lorsque les organisateurs ont demandé d’évacuer le Centre des congrès vers 12h30 (0h30, heure de Québec), dimanche.

«Le Centre des congrès est très grand. Il a fallu tout laisser et marcher pendant 15-20 minutes pour se rendre aux autobus que les organisateurs avaient fait entrer dans le Centre des congrès. Ça a pris 1h30 pour embarquer les 3000 personnes», a expliqué P.-Michel Bouchard par téléphone, depuis sa chambre d’hôtel.

La tempête qui ne devait s’abattre que lundi sur la ville a pris tout le monde par surprise. «C’était une journée normale, et tout d’un coup, on nous a dit que la tempête s’en venait. C’était assez inquiétant», a-t-il raconté. «Quand on est sorti avec l’autobus, on a vu de l’eau qui dégoulinait du toit et des gens qui mettaient des sacs de sable près des portes vitrées.»

Pendant le trajet relativement court pour se rendre à l’hôtel, le temps a paru très long, dit M. Bouchard. «Le trajet ne durait que 20 minutes, mais c’était stressant. Il n’y avait personne dans les rues, les vents étaient très violents, et on voyait des arbres couchés un peu partout», a-t-il relaté.

Par chance, l’hôtel des Québécois se situe dans une zone hors de danger et ils ont pu se reposer une fois arrivés. Selon M. Bouchard, la tempête est passée et le congrès devrait reprendre lundi matin. Le départ de la Chine est prévu mardi.

M. Bouchard accueillera, en février 2019, 1000 à 1500 Chinois à Québec pour un congrès. Espérons que la météo sera clémente pendant leur séjour.