Geert Wilders, 53 ans, s'est notamment fait remarquer par ses prises de position virulentes contre l'islam.

Wilders suspend ses activités publiques

Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders, candidat aux législatives du 15 mars, a annoncé jeudi la suspension de ses «activités publiques» dans l'attente des résultats d'une enquête sur un policier accusé d'avoir transmis des informations sur sa sécurité.
«Une nouvelle extrêmement inquiétante», a affirmé sur Twitter le dirigeant du Parti pour la Liberté (PVV): «Jusqu'à ce que tous les faits soient connus au sujet de l'enquête pour corruption, le PVV suspend toutes ses activités publiques (la distribution de prospectus)».
Geert Wilders, 53 ans, s'est notamment fait remarquer par ses prises de position virulentes contre l'islam. Selon les derniers sondages avant le scrutin du 15 mars, son parti est à égalité avec le parti libéral (VVD) de M. Rutte, après avoir caracolé en tête pendant de nombreux mois.
Le député devait se rendre samedi dans la petite ville de Volendam, au nord d'Amsterdam, pour distribuer des prospectus.
Le policier, dont l'identité n'a pas été révélée, avait été arrêté pour «violation de secrets officiels», selon la police. Selon les médias, cet homme d'origine marocaine aurait transmis des informations sur les déplacements de Geert Wilders à un «groupe criminel marocain».
Le quotidien Algemeen Dagblad, citant des sources, assure que cet agent aurait déjà été suspecté d'avoir divulgué des informations confidentielles dans un emploi précédent.
Après que le Premier ministre libéral Mark Rutte a reçu le député pour s'entretenir de sa sécurité, le chef de la police Erik Akkerboom a affirmé à la radio BNR que la sécurité de M. Wilders «n'a jamais été mise en cause».
L'agent en question, qui faisait partie d'une équipe chargée de sécuriser les espaces publics avant l'apparition d'hommes politiques ou de membres de la famille royale, a été libéré jeudi de manière conditionnelle dans l'attente de son procès, selon l'agence de presse néerlandaise ANP.
Actes de violence
Lors du lancement officiel de sa campagne, samedi près de Rotterdam, il s'en est pris aux Marocains des Pays-Bas, dont il a qualifié certains de «racaille».
S'il parvenait au poste de Premier ministre, M. Wilders a promis entre autres l'interdiction de la vente des corans, la fermeture des mosquées et les écoles coraniques, le rétablissement du contrôle aux frontières et l'interdiction de l'entrée de migrants en provenance de pays musulmans.
Même si le pays de 17 millions d'habitants est connu pour sa tolérance, la vie politique aux Pays-Bas a connu des actes de violence.
L'ancien chef de file de l'extrême droite Pim Fortuyn avait été assassiné en pleine rue en 2002, juste avant les élections législatives. Deux ans plus tard, le réalisateur controversé Theo van Gogh a été tué par un extrémiste islamiste.