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«Au moins 14 000 Syriens auraient été torturés et des dizaines de milliers auraient disparu par la force», a rappelé Linda Thomas-Greenfield lors d’un débat sur les droits humains organisé à l’Assemblée générale des Nations unies.
«Au moins 14 000 Syriens auraient été torturés et des dizaines de milliers auraient disparu par la force», a rappelé Linda Thomas-Greenfield lors d’un débat sur les droits humains organisé à l’Assemblée générale des Nations unies.

Washington réclame des informations sur les détenus en Syrie

AFP
Agence France-Presse
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NATIONS UNIES — Les États-Unis réclament «la publication du statut de tous les détenus en Syrie et que les corps des personnes décédées soient remis à leurs familles avec la date, l’endroit et la raison de leur mort», a déclaré mardi l’ambassadrice américaine à l’ONU.

«Au moins 14 000 Syriens auraient été torturés et des dizaines de milliers auraient disparu par la force», a rappelé Linda Thomas-Greenfield lors d’un débat sur les droits humains organisé à l’Assemblée générale des Nations unies.

Les 193 États membres de l’ONU avaient au préalable entendu plusieurs témoignages de survivants qui ont réclamé que les auteurs des exactions soient tenus pour responsables de leurs actes par la communauté internationale.

Au Conseil de sécurité, toute tentative en ce sens a été bloquée jusqu’à présent par un veto de la Russie, soutien de Damas.

«Le régime d’Assad continue d’emprisonner des dizaines de milliers de Syriens innocents, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des médecins, des humanitaires, des journalistes, des défenseurs des droits humains», a aussi dénoncé l’ambassadrice américaine.

«Ces civils innocents se voient refuser un procès équitable, sont soumis à la torture, à des violences sexuelles et à des conditions inhumaines», a-t-elle ajouté.

La diplomate a aussi dénoncé la fermeture en 2020 de points d’entrée aux frontières syriennes pour l’aide humanitaire apportée à la population sans l’accord du gouvernement syrien. Un seul point d’entrée via la Turquie subsiste au nord-ouest du pays et la Russie a déjà laissé entendre qu’elle entendait le faire fermer en juillet, à l’expiration de l’autorisation onusienne permettant son utilisation.


« Le régime d’Assad continue d’emprisonner des dizaines de milliers de Syriens innocents, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des médecins, des humanitaires, des journalistes, des défenseurs des droits humains »
L’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield

Ces fermetures de points d’entrée «ont empêché l’aide humanitaire vitale de l’Organisation des Nations unies, ce qui est tout simplement déplorable et a aggravé inutilement les souffrances de millions de Syriens», a fait valoir Linda Thomas-Greenfield.

«Il est temps pour nous de parvenir à une véritable solution politique. C’est le seul moyen d’apporter une paix, une stabilité et une sécurité durables au peuple syrien», a-t-elle estimé sans donner de détails sur ce qu’entend faire la nouvelle administration démocrate à l’égard de la Syrie.